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Pour Yannick Jadot, "l’écologie recompose le paysage politique"

L'eurodéputé écologiste a estimé ce vendredi matin sur BFMTV-RMC que le "logiciel écologique" est en train de s'imposer.

Invité ce vendredi de BFMTV et RMC, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot a estimé que la France se trouve à un "tournant politique", et que l'écologie est en train de redéfinir le paysage politique.

"L'écologie recompose le paysage politique. En 2017, Macron recompose le paysage politique autour de lui. Aujourd'hui, le macronisme a été aspiré par la droite. La bonne nouvelle démocratique c'est qu'aujourd'hui le paysage politique se recompose autour d'une espérance, autour d'un projet, autour de solutions concrètes pour les entreprises, les déplacements, l'alimentation, les services de proximité, la démocratique", a estimé Yannick Jadot.

Et le chef de file d'EELV d'ajouter: "Plus rien ne se fera sans l'écologie, parce qu'on a les canicules, parce que notre référence ce n'est plus le Sahara, c'est la Sibérie.

"Le logiciel écologique est en train de s’imposer"

A l'approche du second tour des municipales, ce dimanche, Yannick Jadot a dit ressentir une "incroyable aspiration populaire à transformer la ville", "partout dans ce pays". "Ca existait déjà avant la pandémie (de coronavirus, ndlr), mais on a vu que la question de l'alimentation et de l'agriculture, des transports, de la densité de la ville, des espaces verts, de notre rapport au travail, tout ça a aussi évolué". "Je vois une aspiration à la transformation, mais une transformation extrêmement rigoureuse", a-t-il fait valoir.

"Il y a ce logiciel écologique qui est en train de s’imposer et c'est une belle et grande nouvelle pour notre démocratie", a résumé Yannick Jadot.

Quant à savoir où les écologistes pourraient parvenir à s'imposer dimanche, Yannick Jadot dit voir "une formidable dynamique" à Lyon, à Marseille, "évidemment à Grenoble", à Besançon, à Tours, à Metz, à Lille, à Montpellier. "On est dans un tournant politique où la société constate qu'on veut la vie d'avant mais on ne veut pas le système d'avant, et donc il faut transformer".

Adrienne Sigel Cheffe d’édition BFMTV