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Pour Macron, le mouvement des gilets jaunes n'a "plus de débouché politique"

Le chef de l'Etat a appelé "au calme" ceux qui continuent à manifester et les a invités à voter, voire à se présenter aux élections.

En déplacement à Biarritz dans le cadre de la préparation du sommet du G7 qui s'y tiendra au mois d'août prochain, Emmanuel Macron a estimé ce vendredi que le mouvement des gilets jaunes n'avait "plus de débouché politique". Affirmant avoir fait "sa part du travail", il a appelé "au calme" ceux qui continuent à manifester et les a invités à voter, voire à se présenter aux élections.

"Je considère pour ma part que j'ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j'ai donnée", a affirmé le chef de l'Etat. "Je crois que (pour) celles et ceux qui continuent aujourd'hui (à manifester), il n'y a plus de débouché politique. Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller voter aux élections, et quand il porte des idées, se présenter aux élections", a-t-il ajouté. 

"Mais c'est beaucoup plus difficile de proposer un projet 'pour' que d'être contre tout le reste". "On n'avance pas en étant contre", a-t-il poursuivi.

"La démocratie ne se joue pas le samedi après-midi"

"Là aujourd'hui je vois beaucoup de gens qui sont contre, donc j'appelle tout le monde au calme. Il y a trop de violence dans notre société, il faut que chacun retrouve la juste mesure (...)", a-t-il déclaré. 

"Que celles et ceux qui ont une autre vision de ce que doit devenir le pays, la dessinent politiquement, lui donnent forme et se présentent aux élections. Mais la démocratie, ça ne se joue pas le samedi après-midi", a-t-il insisté, appelant chacun à "retrouver le cours de sa vie, exprimer ses divergences d'opinion, le faire librement et le faire en particulier dans les temps que prévoit la démocratie, ceux du vote".

Après deux samedis marqués par un recul de la mobilisation, tombée à son plus bas niveaux depuis le début du mouvement le 17 novembre, le noyau dur des gilets jaunes entend manifester ce samedi en France pour les six mois de cette contestation sociale inédite, à une semaine des élections européennes.

Cyrielle Cabot