BFMTV

Pour les européennes, Le Pen fixe un cap anti-immigration

Ce Premier mai, Marine Le Pen lance la campagne européenne du Front national sur un registre anti-immigration.

C'est la confirmation du retour aux "fondamentaux" frontistes, en retrait sous "l'ère" Philippot: ce 1er mai, entourée à Cannes et Nice de nombreux représentants de l'extrême droite européenne, la présidente du Front national Marine Le Pen lance la campagne des élections européennes sur le thème de l'immigration.

La grande perdante de 2017 creuse un sillon très populaire dans les rangs du "FN du sud", faisant de l'Union européenne la coupable de la crise migratoire et des formations politiques françaises ses complices.

"L’Union européenne n’est pas une fatalité. Contrairement à ce qui nous a été dit, on peut changer sa nature. (…) Dans la vie politique française, il y a quand même beaucoup de mouvements politiques qui votent l’intégralité des renforcements de l’UE, qui est à l’origine de cette submersion migratoire que nous vivons", a ainsi expliqué l'héritière politique de Jean-Marie Le Pen.

"Élection majeure"

Selon Marine Le Pen, cette "submersion" est visible dans les Alpes-Maritimes, où elle est arrivée en tête au premier tour de l'élection présidentielle.

"Quand on voit Nice, je suis désolée de le dire, incontestablement, Nice subit une pression migratoire très importante, et Nice a changé de visage ces dix dernières années", a déclaré la dirigeante frontiste.

La fille du "menhir" - qui s'est pour sa part rendu, comme chaque année, devant la statut de Jeanne d'Arc à Paris - fait des élections européennes de 2019 un rendez-vous majeur de son agenda politique. "C’est une élection majeure", juge-t-elle.

"On pensait qu’on pouvait rétablir l’Europe par l’Elysée, et on s’aperçoit aujourd’hui qu’on peut sauver l’Europe par l’Europe."

En 2014, le Front national était arrivé en tête du scrutin européen avec 24,86% des voix. 
Louis Nadau