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Pour le porte-parole du gouvernement, LR "est en train de devenir un satellite" du RN

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'Elysée, le 5 mai 2021

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'Elysée, le 5 mai 2021 - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, était interviewé ce dimanche sur France 3. Il a commenté la situation des Républicains, principale force d'opposition à droite.

Le parti Les Républicains, dans la tourmente après les tiraillements cette semaine autour de son candidat Renaud Muselier en région Paca, "est en train de devenir un satellite du Rassemblement national", a estimé dimanche sur France 3 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

LR "est totalement divisé entre d'un côté ceux qui veulent pactiser avec le Rassemblement national et les autres (...) A force de faire un grand écart, ils sont arrivés à un claquage entre ces deux tendances", a asséné Gabriel Attal. "C'est cette dérive à laquelle on est en train d'assister. C'est préoccupant, on le voit à l'occasion de cette campagne, mais je pense que les germes étaient là", a-t-il insisté.

Grandes manœuvres en Paca et dans les Hauts-de-France

Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé dimanche 2 mai le retrait de la liste LaREM menée dans cette région par la secrétaire d'Etat Sophie Cluzel au profit de la liste de Renaud Muselier, provoquant une crise chez LR. Renaud Muselier, président sortant de la région, a ensuite fait machine arrière, conduisant Sophie Cluzel à maintenir sa liste.

Le délai limite pour déposer les listes est le 17 mai. D'ici-là, a expliqué Gabriel Attal, soit le candidat LR "est prêt, comme il l'avait proposé au départ, à accueillir des membres de la majorité présidentielle", soit cette dernière "présentera des listes autonomes dans cette région". L'offensive de la Macronie aux régionales se déploie aussi dans les Hauts-de-France, avec l'entrée en campagne du Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti face au sortant ex-LR Xavier Bertrand et au RN.

Gabriel Attal a justifié dimanche cette entrée en lice tardive par la volonté de LaREM de "faire valoir notre projet et faire en sorte de lutter contre le RN", mettant au second plan la rivalité avec Xavier Bertrand, par ailleurs candidat à la présidentielle de 2022. "Ce n'est pas une cible Xavier Bertrand, ce n'est pas un ennemi. C'est un adversaire qui dit lui-même qu'il ne se préoccupera pas de la région une fois l'élection passée", a-t-il taclé en référence à la candidature de Xavier Bertrand à la présidentielle.

R.V. avec AFP