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Pour Christian Estrosi, Didier Raoult est victime d'un "lynchage médiatique"

Invité de BFMTV et RMC, le maire LR de Nice a réaffirmé son ardent soutien au directeur de l'IHU de Marseille, dont les travaux sur un éventuel traitement contre le Covid-19 ont généré une ligne de fracture quasi politique.

Christian Estrosi ne lâche pas le clivant professeur Didier Raoult. Invité ce vendredi matin de BFMTV et RMC, le maire LR de Nice, qui a contracté la maladie Covid-19 puis ardemment soutenu les travaux de recherche du directeur de l'IHU de Marseille, a dénoncé le "lynchage médiatique" dont celui-ci ferait l'objet. 

Saluant celui qui, d'après lui, est le "le plus grand chercheur" de France, Christian Estrosi a tancé ses contempteurs, qui mettent en doute l'efficacité de l'hydroxychloroquine. Un médicament à risque pour certaines personnes, et devenu d'autant plus polémique depuis que le président américain Donald Trump a déclaré en prendre à titre préventif. 

"Parfaite ou imparfaite, il y avait une solution. Je ne comprends pas pourquoi on s'est livré à cet espèce de lynchage médiatique de quelqu'un qui travaille, de quelqu'un qui ne veut pas se mêler de tous ces débats, de quelqu'un qui, au lieu de passer son temps à être un commentateur sur les plateaux de télévision, préfère se consacrer à ses patients", a défendu Christian Estrosi.

"On a prescrit du Doliprane"

Pour étayer sa démonstration, le maire de Nice a évoqué le taux de mortalité des personnes admises en réanimation à l'IHU de Marseille, inférieur à la moyenne observée dans les autres CHU de France. Des chiffres - en l'occurrence 0,5% pour Marseille, 5% pour la moyenne ailleurs - mis en avant par Didier Raoult lui-même lors d'une interview accordée à La Provence, mais qu'il faut toutefois nuancer.

"On a prescrit du Doliprane à tout le monde, c'est-à-dire qu'on a prescrit aucun remède", argue par ailleurs Christian Estrosi.

Et l'ancien ministre sarkozyste de pointer du doigt un "monde scientifique" davantage constitué de "commentateurs que d'acteurs" d'après lui. 

"Je ne les vois pas enfermés du matin au soir dans leurs laboratoires, mais je les vois surtout occuper tous les plateaux de télévision. (...) Je suis plus derrière ceux qui agissent que ceux qui commentent", a-t-il conclu.
Jules Pecnard