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Pour Bernard Lavilliers, le mouvement des gilets jaunes "vire au poujadisme"

Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers - Xavier Leoty / AFP

Le chanteur exprime dans une longue interview à Paris Match ses craintes concernant le mouvement des gilets jaunes.

Bernard Lavilliers ne suit plus les gilets jaunes. Dans un entretien accordé au magazine Paris Match, publié cette semaine, le chanteur explique ainsi avoir dans un premier temps adhéré au mouvement, mais précise que ce n'est plus le cas.

"Au début, j’ai signé derrière eux, explique-t-il. Mais là, ça vire au poujadisme. Et on sait où le poujadisme mène: au Front national." 

Le chanteur stéphanois aux mille vies - de Buenos Aires à Rio, en passant par la Rochelle - a une carrière qui reflète ses engagements politiques. Il a chanté pour les métallos de Florange, ou à la fête de Lutte ouvrière, a soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour le Front de gauche à la présentielle de 2012.

"Je suis un anarchiste"

Il révèle également ne plus soutenir Jean-Luc Mélenchon, mais... Emmanuel Macron. Il dit ainsi "plutôt bien aimer Macron, même s’il est entouré d’une bande de stagiaires. Mais à part lui, je ne vois aucune autre alternative". Il assure également ne pas être "un artiste politisé".

"Je n’ai jamais soutenu qui que ce soit. Je chante dans les usines, c’est tout. Je suis un anarchiste, je suis du côté des syndicats. Jamais tu ne me verras du côté des hommes politiques". 
Magali Rangin