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PMA: Agnès Thill "retire" ses propos qui ont "blessé" mais "maintient ses positions"

Agnès Thill, députée LaREM de l'Oise.

Agnès Thill, députée LaREM de l'Oise. - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Agnès Thill, élue de l'Oise, avait de nouveau tenu des propos controversés au sujet de l'extension de la PMA, et ce alors qu'elle a déjà été mise en garde par LaREM.

L'élue de la majorité Agnès Thill, que certains députés souhaiteraient voir exclue du parti pour des déclarations sur la PMA, "retire" ses propos qui ont pu "blesser" mais maintient "ses positions", a-t-elle indiqué mercredi.

Le bureau du groupe majoritaire de l'Assemblée se réunit jeudi pour notamment examiner son cas. Le patron des députés LaREM, Gilles Le Gendre, a estimé en début de semaine qu'Agnès Thill avait "toujours sa place dans le groupe".

"Ce qui a pu choquer et blesser, je le retire et présente mes excuses à ceux que cela a blessé", a déclaré Agnès Thill, se disant "bien embêtée que l'on ne retienne que ces mots" et reconnaissant que "ce n'est pas la première fois qu'(elle est) maladroite".

Déjà mise en garde à plusieurs reprises

Opposée à l'extension de la PMA et déjà mise en garde à plusieurs reprises par LaREM pour certaines de ses prises de positions publiques, la députée de l'Oise avait de nouveau fait polémique ces derniers jours en estimant à l'occasion de la publication du rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique que "l'absence de genre dans le mot parent favorise l'éclosion d'écoles coraniques".

"Je ne suis ni homophobe, ni islamophobe, ni xénophobe", a-t-elle assuré, disant ne pas "craindre" de décision d'exclusion car "on peut parler dans notre groupe". "Mes idées ne changent pas et je les défendrai" lors de l'examen du texte sur la bioéthique, a ajouté Agnès Thill.

Elle n'a pas été conviée à la réunion jeudi matin du bureau du groupe. Sa collègue Sonia Krimi, invitée depuis plusieurs semaines en raison de ses prises de position sur différents autres sujets (asile-immigration, "gilets jaunes"...), devrait être en revanche présente, a-t-on appris de source parlementaire.

Jeanne Bulant avec AFP