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Tout juste candidat, Montebourg charge lourdement Hollande

Lors de son discours d'annonce de candidature prononcé ce dimanche à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg n'a pas du tout épargné le bilan de François Hollande. Sans ne jamais le citer.

"Pas défendable", "des erreurs", "méprise"... Lors de l'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, Arnaud Montebourg, qui n'a pas précisé s'il participait ou non à la primaire à gauche, s'en est pris au bilan de François Hollande. 

"Reniement et renoncement"

Se présentant comme "affranchi", après avoir quitté son poste de ministre de l'Economie en août 2014, après avoir occupé celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg a estimé que "le bilan" du "quinquennat" auquel il a un temps participé "n’est pas défendable".

"Si je suis candidat au rassemblement d'une majorité de Français, c'est d'abord parce qu'il m'est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l'actuel président de la République", a affirmé l'ancien ministre, sans nommer François Hollande, qu'il avait pourtant soutenu dans la primaire socialiste de 2011.

Le candidat a assuré qu'il "aurait aimé pouvoir le soutenir". "Non parce que je serais l'un des siens, l'un de ses inconditionnels, mais parce que je suis de gauche". Selon lui, l'échec du gouvernement vient du "reniement et du renoncement" de l'exécutif.

Hollande l'immobile 

"Je m'adresse là à la France des fins de mois difficiles, à la France de la précarité, à la France ouvrière et bosseuse", a lancé l'ancien ministre du Redressement productif, qui a estimé que la loi travail controversée "devra être rediscutée, réformée, renégociée".

Il est aussi revenu sur son propre bilan au ministère du Redressement productif, évoquant "une bataille intérieure au sein du gouvernement" qui a entravé son action. Selon lui, les hauts fourneaux de Florange "fumeraient encore" s’ils avaient été nationalisés, comme il le conseillait

"Le temps n'est plus à l'immobilisme, à la tergiversation ou à la synthèse molle", a lancé Arnaud Montebourg, visant sans le nommer François Hollande.

M.L. avec AFP