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Texte du PS: les passages anti-Merkel "supprimés à la demande d'Ayrault"

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre.

Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre. - -

"C'est à la demande du Premier ministre que les passages inappropriés à l'égard de l'Allemagne et d'Angela Merkel ont été supprimés du projet du PS vendredi après-midi", ont affirmé les services de Jean-Marc Ayrault.

Les passages les plus virulents à l'encontre de l'Allemagne et de sa chancelière Angela Merkel contenus dans un projet de texte sur l'Europe du Parti socialiste ont été "supprimés à la demande de" Jean-Marc Ayrault, a déclaré samedi Matignon.

Ne "stigmatiser personne"

A la direction du PS, on a précisé un peu plus tard que ces modifications avaient été apportés "d'un commun accord" entre Jean-Marc Ayrault et le premier secrétaire du PS, Harlem Désir.

Le bureau national du PS (direction) doit examiner mardi un texte sur l'Europe qui, dans une mouture précédente, qualifiait Mme Merkel de "chancelière de l'austérité", à "l'intransigeance égoïste".

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS aux questions européennes, qui avait chapeauté la rédaction de ce texte, a annoncé à l'AFP samedi midi qu'il en présenterait mardi une version expurgée de "toutes les références à Mme Merkel" car "il s'agit d'un combat politique, pas de stigmatiser telle ou telle personne".

Ayrault appelle à un "dialogue intense et sincère"

Peu après, sur Twitter, en français et en allemand, Jean-Marc Ayrault a rappelé "l'indispensable" amitié franco-allemande et la nécessité d'un "dialogue intense et sincère" entre les deux piliers de l'Union européenne, dans une prise de parole destinée à mettre le holà aux attaques des socialistes.

L'amitié franco-allemande est indispensable pour redonner un nouvel élan au projet européen et trouver les voies du retour de la croissance
— Jean-Marc Ayrault (@jeanmarcayrault) 27 avril 2013

"Notre combat contre l'austérité voulue par les conservateurs européens n'est en rien un combat contre le peuple allemand mais au contraire devra se fonder sur l'amitié franco-allemande pour une Europe de la croissance", a-t-on insisté à la direction du PS, qui se revendique comme "le parti de l'amitié franco-allemande et le parti de l'Europe".

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D. N. avec AFP