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Royal appelle à l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes

Tout en appelant au rétablissement de l'Etat de droit sur le site, l'ancienne ministre de l'Environnement juge le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes "surdimensionné" dès le départ. Selon elle, le gouvernement s'oriente vers l'abandon du projet.

Invitée sur notre antenne ce mercredi, Ségolène Royal s’est longuement exprimée sur le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. L'ancienne ministre de l'Environnement, qui a eu le dossier entre les mains entre avril 2014 et mai 2017, a appelé à "trouver une solution" dans cette affaire qui dure depuis "plus de vingt ans".

"Il faut rétablir l’Etat de droit en trouvant une solution qui permet l’évacuation du site, parce que pour les riverains c’est intolérable. […] La situation est très très dégradée. La leçon de cette histoire, c’est que les conditions d’un lancement d’un projet sont absolument cruciales", a déclaré Ségolène Royal.

"Il faut évacuer le site. On ne peut pas tolérer une occupation sauvage d’un espace", a encore expliqué l'ancienne ministre de l'Environnement. Selon elle, "ce qui a empoisonné ce dossier c’est que, dès le départ, le projet était surdimensionné": "1600 hectares gelés, ça a beaucoup choqué. C’est ça qui a réveillé les consciences et la révolte des agriculteurs", a-telle ajouté.

Royal parie sur l'abandon du projet

Un nouveau rapport à été remis au Premier ministre ce mercredi pour tenter d’éclairer le gouvernement sur ce dossier épineux. Deux solutions s’offrent à lui: engager la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ou réaménager l’aéroport existant.

Celle qui joue aujourd’hui le rôle d’ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique estime que les "propos qui sont tenus" par le gouvernement s'"orientent" vers l’abandon du projet au profit d’un réaménagement de l’aéroport actuellement en service. "Ca me semble être la bonne solution", a-t-elle confié.

Paul Louis