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PS: quelle stratégie pour Arnaud Montebourg?

Arnaud Montebourg a donné une conférence à Princeton, aux Etats-Unis, le 23 février dernier.

Arnaud Montebourg a donné une conférence à Princeton, aux Etats-Unis, le 23 février dernier. - Kena Betancur - AFP

L'ancien ministre de l'Economie s'est reconverti dans le monde de l'entreprise. Mais il observe avec attention les mouvements internes à son parti, et songe à son avenir.

Arnaud Montebourg a-t-il vraiment quitté le monde de la politique? Pas sûr. L'ancien ministre de l'Economie et du Redressement productif a beau avoir pris place dans les conseils d'administration d'Habitat et de Talan, cela ne signifie pas pour autant qu'il ne suit pas activement la vie politique française. Le 1er avril dernier, il a à nouveau fermement critiqué le gouvernement dans une interview aux Echos. Mais surtout, c'est ce qui se passe dans son propre camp qui intéresse Arnaud Montebourg.

Car la semaine passée fut agitée chez les socialistes: après des jours de tractations, quatre motions ont été déposées en vue du congrès de Poitiers. L'ancien ministre n'a pas pris position officiellement. Selon Le Canard enchaîné, il aurait proposé le nom de sa compagne, Aurélie Filippetti, pour représenter la motion des frondeurs. L'intéressée a démenti depuis, mais elle a tout de même soutenu le texte dont Christian Paul était le signataire.

2017 en ligne de mire?

Parmi les surprises, Martine Aubry: la maire de Lille s'est finalement rangée à la motion de Jean-Christophe Cambadélis, soutenue par le gouvernement. De quoi décider définitivement Arnaud Montebourg de s'éloigner du congrès de Poitiers. Après le ralliement de Martine Aubry, il aurait décidé définitivement qu'il n'y participerait pas, rapporte Le Canard enchaîné. "Je ne veux pas être mêlé à ce bordel idéologique", a-t-il affirmé, selon l'hebdomadaire.

Arnaud Montebourg a gardé de mauvais souvenirs de ces séances de cuisine interne, notamment depuis celui de 2005. Mais pas question non plus de parler politique au passé: il compte bien jouer sa carte, notamment lors de la primaire. Il consulte, reçoit, discute. "Quand on se croise, on n'est pas hors sol, on parle concrètement de l'avenir", assure Benoît Hamon, cité par Europe 1, dont il est resté proche depuis leur départ du gouvernement. "Il veut définir une nouvelle stratégie", raconte sa biographe sur le Huffpost. Avec la présidentielle de 2017 en ligne de mire?

A. K.