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Pour Cambadélis, le FN "veut construire un régime d'apartheid"

Jean-Christophe Cambadélis dimanche soir sur BFMTV.

Jean-Christophe Cambadélis dimanche soir sur BFMTV. - BFMTV

Le premier secrétaire du PS fustige sur BFMTV un parti "légal mais antirépublicain". Et appelle de ses voeux "l'union de la gauche" pour pouvoir mieux lutter contre le Front national.

Le PS a emporté la législative partielle dimanche dernier dans le Doubs, face au FN, et pour Jean-Christophe Cambadélis, le paysage politique français n'est plus le même. "Nous sommes aujourd'hui dans un tripartisme, avec un parti d'extrême droite. Aujourd'hui, le Front national est là, et c'est dangereux pour la démocratie", estime le premier secrétaire d'Etat du Parti socialiste sur BFMTV.

"C'est une formation politique légale mais antirépublicaine, qui a pour objectif de remettre en cause notre cohésion nationale, qui se fixe comme objectif de raccompagner à la frontière la communauté musulmane." Et le premier secrétaire du PS d'ajouter que le FN "veut construire un régime d'apartheid pour séparer les communautés, entre 'Français de souche' et 'Français de papier'." Un terme qui fait écho à celui employé par Manuel Valls il y a quelques semaines.

"Ils préfèrent un PS à genoux que l'unité"

Parmi les solutions vantées par Jean-Christophe Cambadélis pour lutter contre l'arrivée du FN au pouvoir, "l'union de la gauche". "Je suis pour l'unité de la gauche et des écologistes. Ils ont quitté le gouvernement, c'est un problème mais il faut tout faire pour rassembler à gauche". Et de regretter que certains, notamment à quelques semaines des élections départementales, "prennent le risque de rompre l'unité. Ils préfèrent un PS à genoux que l'unité de tous".

Martine Aubry a-t-elle un rôle à jouer dans cette union? "Oui, je souhaiterais que Martine Aubry nous rejoigne", rebondit le patron du PS, qui annonce la rencontrer "dans quelques jours". Mais la maire de Lille le souhaite-t-elle? La motion Cambadélis et le congrès du PS seront notamment au menu des discussions.

Les deux cadres du PS pourraient également aborder la loi Macron. Dimanche soir, Benoît Hamon annonce qu'il votera contre. "Il se trompe", estime Jean-Christophe Cambadélis. "Il a une mauvaise analyse et on va donc essayer de le convaincre d'ici mardi pour qu'il revienne sur cette déclaration politique. Mais c'est un accroc fâcheux à la cohésion du PS".

A. K.