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Notre-Dame-des-Landes: Ségolène Royal désavouée à gauche

Une manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016

Une manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016 - Jean-Sébastien Evrard - AFP

Le patron des députés PS a critiqué ce lundi les propos de la ministre de l'Environnement sur le projet contesté d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Bruno Le Roux estime que "Ségolène Royal prend le contre-pied de la démocratie".

De plus en plus isolée. Le chef de file des députés socialistes a déclaré ce lundi sur France 2 ne pas comprendre les déclarations de la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, qui a appelé ce week-end à "arrêter les frais" concernant le projet contesté d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes, en Loire-Atlantique. "Ségolène Royal prend le contre-pied de la démocratie qui s'est exprimée à plusieurs reprises et donc je ne comprends pas cette position", a assuré Bruno Le Roux.

"Quand il y a eu un référendum, on respecte ce référendum (...) Les habitants de ce département ont tranché, la justice a tranché", a-t-il ajouté. "On ne revient pas sur la parole du Premier ministre (...) et on ne joue pas avec la démocratie."

"Un gigantesque foutoir"

Dans l'opposition, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, favori des sondages pour la primaire de la droite dans la perspective de l'élection présidentielle de 2017, a pour sa part estimé sur Europe 1 que la France n'était "plus gouvernée".

"C'est un nouvel exemple (...) de ce qu'est devenu ce gouvernement, c'est-à-dire un gigantesque foutoir", a dénoncé l'ancien Premier ministre, qui promet pour sa part de respecter "la loi et la volonté populaire" s'il est élu. "Je ferai évacuer, bien sûr, la zone qui est occupée illégalement aujourd'hui et (...) l'opération ira à son terme, puisque c'est ce que les tribunaux ont décidé et c'est ce que le référendum a aussi décidé."

"Il vaut mieux arrêter les frais"

Dans le Journal du Dimanche, Ségolène Royal s'est montrée de nouveau préoccupée par les risques d'une évacuation de force du site de Notre-Dame-des-Landes, occupé depuis des années par des opposants très déterminés au projet d'aéroport.

"Est-il pertinent de faire prendre des risques pour une infrastructure inadaptée, comme l'ont dit les experts indépendants?" s'est-elle interrogée. "Devant le blocage sur le terrain, il vaut mieux arrêter les frais."

Un proche du Premier ministre, Manuel Valls, a quant à lui répliqué que le non respect du référendum qui s'est tenu au mois de juin en Loire-Atlantique, et s'est soldé par un vote à 55% favorable à l'aéroport, serait "totalement inconcevable".

Céline Hussonnois-Alaya