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Martine Aubry tacle François Hollande sur le vote des étrangers

Martine Aubry.

Martine Aubry. - Philippe Huguen - AFP

A l'occasion d'une venue à la fédération PS de Seine-Saint-Denis, la maire socialiste de Lille a assuré que le vote des étrangers aux élections locales aurait dû être mis en place dès l'arrivée de François Hollande à l'Elysée.

Martine Aubry ne rate jamais une occasion de se rappeler au bon souvenir de François Hollande. La maire socialiste de Lille vient de relancer le débat sur le droit de vote des étrangers aux élections locales lors de sa venue à la fédération PS de Seine-Saint-Denis mercredi soir. 

En 2012, lors du fameux discours du Bourget, François Hollande le scandait haut et fort: "Présider la République, c'est le droit de vote des étrangers aux élections locales". Une promesse qui n'a pas été suivie de faits. L'ouverture de ce droit devrait passer par une réforme de la Constitution qui devrait être approuvée par une majorité des 3/5e du Parlement. François Hollande sait qu'il ne l'obtiendrait pas, en l'état actuel des choses, la droite y étant opposé. 

"Le faire en arrivant"

Aux côtés de Claude Bartolone, qui annonçait sa candidature pour les élections régionales en Ile-de-France, Martine Aubry est venu soutenir la motion de Jean-Christophe Cambadélis pour le prochain congrès du parti socialiste à Poitiers. Ce qui ne l'a pas empêché de faire une petite piqûre de rappel sous forme de "petit écart" comme elle le qualifie elle-même. 

"Le droit de vote des étrangers, ça va être mon petit écart de la soirée, le seul, mais je pense qu'on aurait dû le faire en arrivant", insiste la maire de Lille.

En décembre dernier, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, avait relancé l'idée de constituer un comité national pour le droit de vote des ressortissants non-communautaires aux élections locales. Une initiative qui, pour certains, aurait dû intervenir bien plus tôt. "Il y avait un moment, c'était le début du quinquennat, même s'il aurait été difficile d'avoir les 3/5 avec l'Assemblée et le Sénat", assure à BFMTV Razzy Hammadi, député de Saine-Saint-Denis.

"Il aurait fallu dès le début l'inscrire à l'ordre du jour", poursuit-il. 

Il apparaît pourtant moins sûr que le droit de vote des étrangers soit une priorité pour les Français. Selon un sondage pour Le Parisien, 60% des sondés se disent opposés à cette mesure.

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J.C.