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Les "Amis de Nicolas Sarkozy" préparent un retour pour 2015

Brice Hortefeux, Alain Juppé, Nadine Morano et Jean-François Copé (de gauche à droite) étaient présents à Arcachon

Brice Hortefeux, Alain Juppé, Nadine Morano et Jean-François Copé (de gauche à droite) étaient présents à Arcachon - -

L'association a réuni près de 2.000 personnes dont de nombreux élus UMP, parmi lesquels quelques poids lourds comme Brice Hortefeux Jean-François Copé ou Alain Juppé à Arcachon ce lundi.

Les "Amis de Nicolas Sarkozy" se sont mis en ordre de marche lundi à Arcachon en Gironde. L'objectif? Préparer le retour, inéluctable aux yeux de beaucoup, sur le devant la scène de l'ancien président d'ici deux ans.

L'association a réuni près de 2.000 personnes dont de nombreux élus UMP parmi lesquels quelques poids lourds du premier parti d'opposition comme Jean-François Copé ou Alain Juppé, et le vice-président de l'UDI Maurice Leroy. Avec dans l'assemblée copéistes et fillonistes côte à côte, elle prouve sa capacité "à offrir un espace de rassemblement et d'unité" de la droite, a vanté son président Brice Hortefeux.

Des absents malgré tout

Manquaient pourtant à l'appel Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez ou encore François Baroin, présents l'an dernier à la première réunion à Nice.

"Ma conviction, c'est qu'ils seront tous là dans deux ans", a lâché avec gourmandise devant les journalistes l'ancien ministre de l'Intérieur et ami très proche de Nicolas Sarkozy. Selon lui, "une seule absence a une signification politique", celle de Xavier Bertrand, l'unique candidat déclaré, outre François Fillon, à la primaire UMP de 2016, en vue de l'élection présidentielle de 2017.

"Si Nicolas Sarkozy décidait de revenir, nous serions prêts"

Avec le franc-parler qui la caractérise, Nadine Morano, trésorière de l'association, a été encore plus claire en déclarant que Nicolas Sarkozy dirait "en 2015" s'il revient ou non... Lequel retour ne fait pas de doute dans son esprit.

"Notre association est représentée dans 50 pays, avec 34 ambassadeurs", a-t-elle affirmé. Dans quel but? "Mais parce que les élections, ça se gagne aussi à l'étranger", auprès des expatriés, a répondu tout de go cette fidèle sarkozyste. "Si Nicolas Sarkozy décidait de revenir, nous serions prêts", a-t-elle dit, résumant la pensée de beaucoup.

"Puis, l'UMP et l'association fusionneront"

La veille au soir, lors d'un dîner dans un restaurant au pied de la dune du Pyla, un ancien ministre réfléchissait à voix haute. "L'association compte aujourd'hui 10.000 membres, nous serons 50.000 à la fin de l'année et le double fin 2014. Puis, l'UMP et l'association fusionneront". Afin que la nouvelle structure serve bien sûr de rampe de lancement à une candidature Sarkozy en 2017.

Jean-François Copé, président de l'UMP, qui a rassemblé également beaucoup de monde dans les Bouches-du-Rhône le 25 août dernier, et est obligé de jongler avec les ambitions des uns et des autres a bien sûr assuré lundi à Arcachon Nicolas Sarkozy de son "amitié", son "admiration" et sa "fidélité". Pour ensuite mieux dérouler son propre projet ("liberté" d'entreprendre, d'aller et venir...) et promettre pour "demain, un parti qui rassemblera tous les Français".

S. A. avec AFP