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Benoît Hamon ne s'épargnera "aucun effort pour rassembler la gauche"

Benoît Hamon lors d'un meeting à Lille le 27 janvier 2017

Benoît Hamon lors d'un meeting à Lille le 27 janvier 2017 - Philippe Huguen-AFP

Benoît Hamon, candidat de la primaire, a assuré qu'il ne s'"épargnerai(t) aucun effort pour rassembler la gauche" s'il remportait dimanche la primaire organisée par le PS, vendredi lors de son dernier meeting de campagne à Lille.

"Les hommes et les femmes de gauche ne peuvent pas par principe s'interdire de se rassembler", a souligné l'ancien ministre de l'Éducation nationale, devant quelque 2.500 personnes réunis au Palais des Sport Saint-Sauveur.

"La victoire est là, à portée de main"

"Je ne m'épargnerai aucun effort pour rassembler la gauche", a promis Benoît Hamon, en ballottage favorable face à Manuel Valls pour obtenir l'investiture du camp socialiste. "Sur l'essentiel nous avons plus de points communs que de différences", a-t-il encore plaidé, en réfutant le diagnostic des "observateurs" qui clament que "pour nous, l'élection est perdue d'avance".

"En vérité la victoire est là, à portée de main, à condition que nous propulsions (...) un futur désirable", a souligné le député des Yvelines.

Maniant volontiers l'humour, dont l'auto-dérision pour se moquer du "costard" qu'il s'était acheté pour "faire plus président", Benoît Hamon s'est fait plus virulent pour attaquer François Fillon et Marine Le Pen. Une manière de se glisser déjà dans les habits du candidat à l'élection présidentielle. Il a ainsi qualifié de "dangereux pour la France" le "projet" du candidat des Républicains, qui souhaite supprimer 500.000 postes de fonctionnaires.

"Il faut tendre la main aux migrants"

"Ce déchaînement anti-service public est une folie", a-t-il grincé, décochant dans la foulée une flèche au candidat de la droite pour son supposé manque de solidarité vis-à-vis des "migrants".

"Quand il revendique ses racines chrétiennes, je respecte, il a le droit. S'il en fait un argument électoral, j'observe toutefois qu'il est chrétien quand ça l'arrange", a raillé Benoît Hamon en incitant François Fillon à écouter le "pape François, qui dit qu'il faut tendre la main (...) aux migrants". 

L'ancien ministre de l'Éducation a aussi pris pour cible "Marine Le Pen, sa nièce (Marion Maréchal Le Pen, ndlr) qui voient des islamistes partout".

"Il n'y a pas une seule expérience de l'extrême droite dans le monde dont nous ne sommes pas sortis par la violence", a-t-il souligné, en estimant que "les premières victimes du désordre" sont "ceux qui ont choisi ce camp-là, hélas".

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C.H.A. avec AFP