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Perquisitions: Larcher dénonce la réaction "nulle" de Mélenchon mais s'étonne des moyens mis en place

Pour le président du Sénat, l'envoie de soixante-dix policiers et neuf magistrats parait malgré tout démesuré.

Le Président du Sénat Gérard Larcher, qui avait intégré le parlement en 1986, en même temps que Jean-Luc Mélenchon, est revenu sur la perquisition dont a fait l’objet le chef de file de La France Insoumise.

"On a été les tous les deux les benjamins du Sénat, voyez que j’ai plutôt mieux tourné", a-t-il plaisanté dans un premier temps avant de condamner la réaction du député de Marseille, qui s’en était pris aux policiers venus perquisitionner son appartement ainsi que les locaux de son parti.

"Sa réaction est nulle. Surtout quand on est parlementaire. Qu’on ait voté ou non la loi, il faut la respecter et respecter la République. Il est en est de même de l'attitude vis-à-vis des journalistes. On peut ne pas être d’accord avec les journalistes mais la liberté de la presse est consubstantielle à notre état de droit et à la démocratie", a assuré Gérard Larcher.

"Les moyens pour un grand narco-trafiquant"

Le président du Sénat a cependant assuré que la présence d'un avocat lors de la perquisition n'aurait pas été malvenue: "Il faut reprendre ce que le sénat a voté cette semaine. Est-ce qu'une perquisition ne nécessite pas la présence d'un avocat? C'est ce que nous avons voté cette semaine", a-t-il expliqué, ajoutant que les perquisitions judiciaires ne nécessitaient pas la présence d'un avocat, contrairement aux perquisitions douanières et administratives.

"Tout ce cirque n'aurait pas eu lieu s'il y avait eu la présence d'un avocat. Nous sommes là pour respecter l'autorité de justice, la police et tout simplement l'état de droit", a-t-il expliqué avant de juger démesuré le dispositif policier.

"En même temps, c'est quand même beaucoup. Soixante-dix policiers et neuf magistrats paraît-il! J'ai cru que c'était les moyens pour un grand narco-trafiquant", a-t-il expliqué.

Guillaume Dussourt