BFMTV

Les Français devraient "accepter les traitements", selon Bruno Le Roux

Bruno Le Roux sur le plateau de BFM le 14 novembre 2013

Bruno Le Roux sur le plateau de BFM le 14 novembre 2013 - -

"Nous sommes sur le bon chemin", a estimé le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale est notamment revenu sur la situation économique du pays et le ras-le-bol des Français ce jeudi sur BFMTV/RMC.

La situation "est toujours préoccupante pour le pays", "il faut regarder partout sur le territoire où s'opèrent les restructurations", a jugé le député PS.

"La France était malade", a estimé le chef de file des députés socialistes qui a ajouté que les Français "n'ont pas raison de ne pas accepter les traitements" même s'ils "en ont assez qu'on leur demande des efforts".

2014, "année charnière"

A la question de savoir si, malgré l'impopularité de l'exécutif, Jean-Marc Ayrault pouvait encore gouverner, Bruno Le Roux a répondu "bien entendu".

"Le premier ministre est là pour faire en sorte d'inverser la courbe du chômage, une mission utile aux français et il l'assume sans penser au lendemain", a-t-il justifié.

"Les années de reprise sont souvent un peu chaotiques", a affirmé Bruno Le Roux qui s'est voulu confiant, affirmant que "nous sommes sur le bon chemin" et que l'effort "payera demain", en 2014, "année charnière".

"Nous devions prendre les choses en main car elles ne l'étaient plus", a encore jugé le socialiste, fustigeant "l'état dans lequel nous avons trouvé le pays".

Travail le dimanche et rythmes scolaires

Interrogé sur les solitions proposées par la majorité, notamment la hausse de la TVA, Bruno Le roux a rappelé que "18 pays dans l'Union Européenne auront encore un taux de TVA plus élevé que le notre" et estimé que "s'il y a un report (de cette mesure), il y a un report de la compétitivité des entreprises".

Le député s'est également déclaré en faveur d'"une règle générale (qui) permette aux magasins de bricolage et de jardinage d'ouvrir le dimanche" "dans les zones très urbanisées comme l'Ile-de-France".

Sur le volet social et la réforme des rythmes scolaires, qui a provoqué ce jeudi une grève dans de nombreux établissements, Bruno Le Roux a proposé de se rendre lui même dans les 55 villes des maires frondeurs pour trouver des réponses "à ce qui fait obstacle".

A.D.