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Député agressé: Bernard Reynès applaudi à l'Assemblée

Le député UMP Bernard Reynès, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2013.

Le député UMP Bernard Reynès, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2013. - -

De retour mardi à l'Assemblée nationale, Bernard Reynès, le député-maire UMP qui avait été poignardé pendant les célébrations du 11-Novembre, a été applaudi par les autres députés, debout dans l'hémicycle.

Des applaudissements et des députés debout dans l'hémicycle, pour saluer le retour à l'Assemblée de Bernard Reynès. Le député UMP des Bouches-du-Rhône avait été poignardé pendant les célébrations du 11-Novembre, la semaine dernière, dans sa ville de Châteaurenard.

Bernard Reynès a pris la parole mardi, lors de la séance de questions au gouvernement, et a interpellé le Premier ministre. Evoquant d'abord son agression: "Un défilé du 11-Novembre, une écharpe tricolore déchirée dans une mare de sang et très vite des questions qui vous envahissent, ce besoin irrépressible de comprendre. Qu'arrive-t-il à mon pays? Y a-t-il une digue quelque part qui est en train de rompre? Est-ce que je me suis engagé dans la vie publique pour ça?" s'interroge l'élu.

"Victimes expiatoires"

"Nous avons, nous tous qui avons un mandat du peuple ou qui le briguons, la responsabilité collective d'endiguer la haine qui semble monter maintenant", estime Bernard Reynès.

Inquiet du climat de haine qui "s'instille par les réseaux sociaux, par les excès de langage, par la banalisation de l'insulte dans toutes les couches de notre société", le député UMP juge qu'"il faut être exigeant avec les élus du peuple mais il ne doivent devenir des victimes expiatoires et eux aussi, cristalliser les haines".

Saluant le courage de l'élu, Jean-Marc Ayrault en a profité pour envoyer un message aux maires de France, réunis mardi en Congrès des maires, sous le signe de l'amertume et de la révolte.

"Merci pour être revenu dans cet hémicycle, merci pour votre courage", a répondu Jean-Marc Ayrault. "Salut à tous les maires de France, salut aux citoyens qui aiment la République et qui par-dessus tout, s'engagent pour la faire vivre (...). La fonction de maire, c'est une fonction noble et ce jour là c'est cette fonction, au-delà de votre personne, qui a été attaquée, et donc je vous exprime ma solidarité personnelle, au nom du gouvernement tout entier. Et j'exprime à tous les maires de France ma solidarité" a conclu le Premier ministre.

Magali Rangin