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Couacs des députés LREM: Ferrand reconnaît "qu'il y a des marges de progression"

Richard Ferrand le 4 juillet 2017 à l'Assemblée nationale

Richard Ferrand le 4 juillet 2017 à l'Assemblée nationale - Christophe Archambault-AFP

Richard Ferrand défend ses troupes. Dans un entretien au Parisien ce samedi, le président du groupe LREM évoque "la fluidité du travail" parlementaire qui manque encore aux députés de la majorité. Et accuse "les vieux briscards" de la politique.

Le président du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, cible de critiques en raison des séances chaotiques des derniers jours, a indiqué ce samedi qu'il comptait mettre en place "à la rentrée" des méthodes de travail "plus efficaces".

"À la rentrée, nous allons nous réunir pour mettre au point des méthodes plus efficaces encore, anticiper les chantiers à venir, mieux faire passer l'information entre nous et nous engager dans un processus parlementaire d'un meilleur rythme", a déclaré Richard Ferrand dans un entretien au Parisien publié ce samedi, évoquant notamment un travail des projets de loi "plus en amont".

"Les députés ont, en un mois, pris leurs responsabilités"

Admettant des maladresses, le député du Finistère a tenu à défendre ses troupes. "Je reconnais qu'il y a des marges de progression sur la fluidité du travail et l'assimilation des techniques parlementaires" parmi les élus du parti présidentiel, a-t-il convenu, tout en assurant que "tous les députés du groupe ont, en un mois, pris leurs responsabilités au sein de l'hémicycle, des commissions, organisent leurs équipes d'assistants et de collaborateurs, cherchent ou installent leur permanence en circonscription".

"Qui peut dire, quelle que soit sa profession, qu'au bout de trente jours il maîtrise l'ensemble de sa tâche?" a-t-il ajouté.

Cet entretien est publié alors que l'Assemblée nationale a voté en première lecture dans la nuit de vendredi à samedi les projets de loi de moralisation de la vie publique, à l'issue d'une semaine marquée par plusieurs incidents de séance, durant laquelle la présence "intermittente" de Richard Ferrand, entre autres, a été épinglée par plusieurs élus d'opposition.

"Le droit à l'erreur" d'une "nouvelle génération"

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, et porte-parole du gouvernement, avait quant à lui appelé vendredi à se focaliser sur "le bon déroulement global" des "travaux du Parlement", soulignant que "nous serons en avance sur le calendrier que nous avions envisagé".

"On fera le moment voulu, on va laisser passer quelques semaines,(...) le bilan de l'hyperprésence de tous les présidents de groupe. Vous verrez qu'au fond Richard Ferrand sera certainement parmi les plus actifs à l'Assemblée nationale", avait-il ajouté. Sur RMC et BFMTV, il avait lui aussi reconnu "des maladresses" de la part des députés LREM mais revendiquait "le droit à l'erreur" d'une "nouvelle génération aux responsabilités".

Richard Ferrand a cependant rejeté la faute sur "les vieux briscards" de la politique, accusés de détourner le débat parlementaire.

"Il est vrai que face à notre détermination et à notre volonté de faire avancer le projet de loi sur le rétablissement de la confiance dans la vie publique, un texte de modernisation et de transparence, les vieux briscards de la procédure parlementaire résistent: rappels au règlement, suspensions de séance. Cela donne un sentiment de cacophonie. Mais ces politiciens en seront pour leurs frais." 

C.H.A. avec AFP