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Paris: Hidalgo se défend après que deux de ses adjoints ont participé à la marche contre l'islamophobie

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Dimanche, les adjoints au Logement Ian Brossat (PCF) et à la Vie nocturne Frédéric Hocquard (Générations) ont participé à la marche contre l'islamophobie à Paris.

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, interrogée ce jeudi au Conseil de Paris sur la présence de deux de ses adjoints à la manifestation de dimanche contre l'islamophobie, a dénoncé en retour des manoeuvres "bassement électoralistes" de ses opposants.

"Personne à l'extérieur de cette salle ne doute du fait que nous sommes engagés contre l'antisémitisme et le racisme. Personne à l'extérieur de cette salle ne doute de mes convictions laïques", a rétorqué Anne Hidalgo, en réponse aux questions de Jérôme Dubus, chef de file des macronistes de droite (PPCI).

Dimanche, les adjoints au Logement Ian Brossat (PCF) et à la Vie nocturne Frédéric Hocquard (Générations) ont participé à la marche contre l'islamophobie à Paris, au cours de laquelle certains manifestants arboraient une étoile jaune avec l'inscription "muslim" ("musulman"), rappelant - bien qu'elle n'ait que cinq branches et non six comme l'étoile de David - celle que devaient porter les juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

"Un silence assourdissant"

"Condamnez-vous ces participations déplacées, ces prises de position ?", a demandé Jérôme Dubus, dénonçant sur le sujet un "silence assourdissant" de la maire.

"Nul besoin de faire venir dans cette assemblée (ces) débats", a répondu AnneHidalgo. "Nous ne voulons pas introduire le poison de la division", a-t-elle ajouté, accusant Jérôme Dubus et le macroniste de gauche, Didier Guillot (Démocrates et Progressistes), qui a également interrogé la maire sur le sujet, de poser ces questions "pour des raisons bassement électoralistes" à quatre mois des élections municipales.

Peu avant, son premier adjoint Emmanuel Grégoire avait "refusé de condamner un élu qui a manifesté pour défendre des valeurs universalistes et républicaines". "Nulle personne qui exerce son droit constitutionnel de manifester n'est responsable et solidaire des exactions des extrémistes qui veulent s'y intégrer", a-t-il souligné.

"Sacrifier les valeurs de la gauche"

Benjamin Griveaux, investi par LaREM pour défier Anne Hidalgo aux municipales de mars 2020, a accusé dans la soirée la maire et son premier adjoint de "perdre toute boussole" et de "sacrifier les valeurs de la gauche républicaine sur l'autel des alliances électorales". 

"Entre ceux qui pensent que la laïcité est une liberté et ceux pour qui elle est liberticide, il ne peut y avoir de compromis, seulement des compromissions", écrit Benjamin Griveaux dans un communiqué.

Cy.C avec AFP