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Nouvelle-Calédonie: le deuxième référendum sur l'indépendance fixé au 6 septembre

Le Premier ministre Edouard Philippe donne un discours le 5 novembre 2018 à Nouméa, après le référendum qui a rejeté l'indépendance

Le Premier ministre Edouard Philippe donne un discours le 5 novembre 2018 à Nouméa, après le référendum qui a rejeté l'indépendance - Theo Rouby / AFP

Le deuxième des trois référendums prévus dans le cadre de l'accord de Nouméa sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie se déroulera le 6 septembre 2020, selon une décision d'Edouard Philippe. Le précédent référendum, organisé en 2018, avait donné le "non" gagnant à 56,7%.

Le prochain référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, après celui du 4 novembre 2018, aura lieu le 6 septembre 2020, selon une décision du Premier ministre transmise mardi par le haut-commissariat de la République à Nouméa. "Cette date permet, au regard des contraintes juridiques et matérielles de garantir le parfait déroulement du scrutin", précise le communiqué du haut-commissariat à la presse.

Séparer ce scrutin des échéances nationales

Cette décision fait suite aux échanges qui ont eu lieu le 10 octobre à Matignon entre Edouard Philippe et les dirigeants calédoniens, lors d'un comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998). Deux dates étaient alors sorties des débats, le 30 août ou le 6 septembre 2020, laissant le soin au Premier ministre de trancher dans les semaines suivantes.

Le principal objectif était que le scrutin ne se téléscope pas avec le calendrier des échéances électorales nationales (municipales puis présidentielles), afin que la question de l'avenir politique de la Nouvelle-Calédonie n'en devienne pas un des enjeux.

La principale formation loyaliste, L'Avenir en confiance, souhaitait aller vite avec un référendum dès juillet, tandis que les indépendantistes kanak du FLNKS prônaient une date "le plus tard possible dans le délai légal", en novembre 2020. Un compromis avait été trouvé le 10 octobre sur des dates intermédiaires.

Le deuxième des trois référendums prévus

L'ambition exprimée par Edouard Philippe était que la consultation soit aussi "irréprochable" que la première. Celle-ci avait notamment été organisée en présence d'observateurs de l'ONU, de 250 délégués de l'Etat déployés dans les bureaux de vote et d'une gestion attentive du corps électoral, soumis à différentes conditions. Le résultat n'avait pas soulevé de contestation.

Le 4 novembre 2018, les partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France l'avaient emporté avec 56,7% des suffrages. En vertu de l'accord de Nouméa, qui organise la décolonisation progressive de l'archipel, un troisième référendum pourra ensuite avoir lieu d'ici 2022 si le "non" à l'indépendance gagne à nouveau.

J. G. avec AFP