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Nouveau face-à-face entre Macron et Ruffin à Whirlpool

Alors que l'usine a trouvé un repreneur, le député de la France insoumise a alerté le président de la République sur le sort des intérimaires du site, dont les missions n'ont pas été renouvelées.

Une deuxième visite et un deuxième face-à-face. Six mois après sa rencontre mouvementée avec les salariés grévistes de l'usine Whirlpool d'Amiens, Emmanuel Macron s'est à nouveau rendu sur place ce mardi matin. Depuis, l'usine a trouvé un repreneur. Comme en avril, en plein entre-deux tours, le président a été interpellé dans sa ville natale par François Ruffin. Le député France insoumise de la Somme a évoqué en particulier le sort des intérimaires de l'usine, dont les missions n'ont pas été renouvelées.

"Ce sont les plus jeunes qui étaient ici qui se retrouvent à poil à la sortie", a-t-il regretté.

Un peu plus tôt, alors qu'il entamait sa visite parallèle à celle du président de la République, il s'était félicité de la reprise du site tout en évoquant un "verre à moitié plein", à cause du sort réservé aux intérimaires.

"Je me félicite qu'il y ait une reprise par (Nicolas) Decayeux et que les pouvoirs publics aient été attentifs à cela, mais ça n'a pas été fait par hasard mais parce que les salariés se sont bougés le derrière", a-t-il déclaré, sur le parking de l'usine, alertant également sur la désindustrialisation de la région.

Il réclame une enquête sur le sort des intérimaires

Profitant de cette occasion pour faire la pédagogie des réformes qu'il est en train d'entreprendre, Emmanuel Macron a salué le dialogue social, tout en précisant qu'il n'avait jamais défendu le modèle de l'intérim. 

"Moi, je n'ai pas envie de faire capoter le plan social et le projet actuel", a-t-il répondu. "Je suis très sensible au sujet des intérimaires, mais moi je ne toucherai pas au plan social et au plan de reprise".

"Ici c’est exemplaire de ce qu’est un dialogue social qui fonctionne. Jamais ils n’ont joué la politique du pire, quand des salariés font ça, ça paye", a estimé le chef de l'Etat.

Dans un post publié sur sa page Facebook et partagé sur Twitter, François Ruffin a demandé l'ouverture d'une enquête sur les intérimaires de l'usine. Devant les caméras, face au président de la République, il a notamment réclamé un "appui des pouvoirs publics" pour pouvoir accéder aux fichiers les concernant. D'après le député, rien n'est prévu dans le plan social pour les intérimaires.

Charlie Vandekerkhove