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Nicolas Sarkozy: "Je suis inébranlable"

Le candidat à la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy.

Le candidat à la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy. - Lionel Bonaventure - AFP

A 42 jours du premier tour de la primaire de la droite, l'ancien président de la République se veut confiant en ses chances. Et estime que les sondages ne reflètent pas la réalité.

Il est inébranlable. C'est ce que déclare le candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy, dans une interview publiée ce matin dans le JDD

"Malgré tout ce qui est entrepris pour me décourager, je suis inébranlable. La colère des Français est telle que si je ne suis pas son porte-parole, si je ne fais pas rempart, on va avoir un problème très fort."

L'ancien président de la République se voit ainsi comme le seul candidat capable de "canaliser" l'inquiétude française, et d'"éviter la crise". 

Pour Sarkozy, les sondages se trompent

Questionné sur ses chances à la primaire et sur les sondages annonçant une victoire d'Alain Juppé, Nicolas Sarkozy est catégorique:

"Les sondages se sont toujours trompés, en Colombie, en Angleterre, en Israël. Je pense que le vote caché est plus sur moi que sur Marine Le Pen."

Pour justifier cette assurance, l'ancien chef de l'État évoque le soutien de ses troupes. "Mes salles sont bondées, au nord, au sud, à l'est, à l'ouest", dit-il. Celui qui n'est "pas en harmonie avec le mood des élites" paraît en être sûr, ce sera lui l'homme de la primaire: "Si vous regardez l'électorat de droite, c'est plié: c'est moi". 

Nicolas Sarkozy n'est pourtant pas en position de force si l'on se fie aux derniers sondages. Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting, Alain Juppé le domine toujours au premier tour de la primaire de la droite et, avec 39%, le devance de 8 points chez les électeurs se déclarant "certains" d'aller voter.

A 16h ce dimanche, Nicolas Sarkozy a rendez-vous avec son électorat au Zénith de Paris pour un des plus grands meetings de sa campagne, 5.000 personnes étant attendues. Le candidat a décidé de mettre en avant un thème rassembleur: le déclassement des classes moyennes. 

Marine Henriot