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Nicolas Hulot enervé devant le peu d'intérêt accordé à l'écologie pendant la campagne

Nicolas Hulot, le 22 juin 2012 à Bordeaux

Nicolas Hulot, le 22 juin 2012 à Bordeaux - JEAN-PIERRE MULLER, AFP/Archives

L'écologiste Nicolas Hulot a fait part de son "énorme colère", devant le peu d'intérêt accordé aux thématiques écologiques par les candidats à l'élection présidentielle. Seuls Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron sont considérés comme ayant "une approche un peu plus exigeante de l'écologie".

Nicolas Hulot est en colère et il le fait savoir. Mercredi, il a fait part de son "énorme colère" devant le faible écho fait aux thèmes écologiques dans la campagne présidentielle, "alors qu'il devrait y avoir une émulation positive et constructive" entre les candidats.

Ce n'est "même plus une tristesse" mais "une énorme colère quand je vois la situation écologique du monde entier, pas simplement la disparition de la biodiversité qui fond comme la neige au soleil, mais la raréfaction des ressources, la perte des terres agricoles, les sujets santé-environnement", a déclaré sur RTL le président de la Fondation Hulot.

Mélenchon, Hamon et Macron plébiscités

"Quand je vois que la droite a toujours une forme d'aversion pour un sujet qui conditionne tout le reste, c'est vrai que ça me met en colère parce qu'il devrait y avoir une émulation positive et constructive. Entretenir une division politique politicienne sur un sujet aussi fondamental au moment où (...) l'humanité est menacée dans ses fondamentaux, moi ça me met excessivement en colère", a-t-il ajouté.

Selon l'ex-candidat malheureux à la primaire écologiste en 2011 qui a ensuite refusé de se présenter à l'élection présidentielle de 2017, seuls trois candidats "ont une approche un peu plus exigeante de l'écologie": Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

Nicolas Hulot avait lancé en mars, à un mois de la présidentielle, avec plusieurs dizaines d'associations, un "appel des solidarités", invitant le plus grand nombre de citoyens à y adhérer. Début avril, il a déploré le faible écho donné à cette démarche inédite liant enjeux sociaux et environnementaux qui aurait pu, selon lui, "tirer la campagne vers le haut".
G.D. avec AFP