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Municipales de 2020: la stratégie de Cédric Villani pour conquérir Paris

Selon un sondage Ifop-Le Journal du dimanche, Cédric Villani obtiendrait 23 % d’intentions de vote

Selon un sondage Ifop-Le Journal du dimanche, Cédric Villani obtiendrait 23 % d’intentions de vote - AFP

Cédric Villani effectuera son premier déplacement de terrain "officiel" le 30 novembre, mais la course à la Mairie de Paris est déjà lancée.

Le député LaREM de l'Essonne et mathématicien Cédric Villani a dévoilé dans les colonnes de L'Opinion son plan pour Paris en vue des élections municipales de 2020.

Celui qui s'était dit fin octobre déterminé à aller "jusqu'au bout", avec "loyauté envers le mouvement", en dit désormais un peu plus sur sa stratégie pour conquérir la Mairie de Paris. Et il compte bien ne pas perdre de temps: le 30 novembre il effectuera son premier déplacement de terrain en tant que candidat, avec un programme de 24H digne d'un marathon.

Des déplacements aux allures de marathons

Le député prévoit en effet d'être dès 5H00 du matin auprès des éboueurs de la Ville, avant d'enchaîner sur une crèche en début de matinée, à l'heure où les enfants se rendent à l'école. La suite se passera dans l'atelier d'un artisan, puis avec des bénévoles du Samu social, dans un commissariat ou encore aux urgences d'un hôpital. Ce "déplacement" ne devrait se terminer qu'à 5H00... le lendemain. Et comme rapporté par nos confrères, Cédric Villani entend bien parcourir les vingt arrondissements de la capitale d'ici fin juin 2019 afin d'être au plus près des problématiques des Parisiens.

Mais le député a une autre idée en tête, mettre rapidement en place une équipe dense. Car c'est là que se joue la bataille pour le candidat. Celui qui a l'avantage de plaire à gauche comme à droite ratisse large et multiplie les rendez-vous pour ramasser des soutiens qui feraient pencher la balance, même du côté des écologistes. Oui car l'écologie promet d'avoir une place importante dans sa campagne:

"Je pense qu'on n'est pas allé assez loin dans l'ambition écologique. Sur les questions de bien-être, quand on fait la comparaison avec les autres capitales internationales, on reste pauvre en espace verts. Il y a un besoin d'un cadre de vie, d'une pression qui se desserre encore", avait-il jugé au mois d'octobre.

Être scientifique, "un atout"

Celui qui avance le "besoin de redonner du souffle à l'ensemble", souhaite revenir aux origines du parti d'En Marche mais également se servir de son statut de scientifique, "un atout" selon lui: "Que ce soit pour la propreté, la sécurité, la mobilité, de plus en plus d'outils scientifiques vont s'inviter", argue-t-il

Si l'envie de se lancer dans les municipales lui vient d'une petite phrase d'un journaliste qui aurait affirmé que Cédric Villani "ferait un excellent candidat à Paris", comme l'explique L'Opinion, l'idée a fait son petit bonhomme de chemin dans la tête du mathématicien. D'autant plus que selon un sondage Ifop-Le JDD publié le 20 octobre dernier, le député de l'Essonne serait crédité de 23% d'intentions de vote. Soit autant qu'Anne Hidalgo.

Plusieurs autres figures du parti d'Emmanuel Macron ont déjà marqué leur intérêt pour l'Hôtel de Ville, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ou le secrétaire d'État au Numérique Mounir Mahjoubi. 

M. F.