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Montebourg : « Nous avons enregistré des victoires »

Citant Sanofi et Renault, Arnaud Montebourg s’est félicité de « victoires », notamment en matière de relocalisation.

Citant Sanofi et Renault, Arnaud Montebourg s’est félicité de « victoires », notamment en matière de relocalisation. - -

Ce week-end, Arnaud Montebourg avait invité tous les membres de son cabinet en Saône-et-Loire pour préparer « l'an II du redressement productif ». L'occasion pour le ministre de dresser un bilan élogieux de l'an I de son action, et de prendre… l'accent du terroir.

Arnaud Montebourg a transformé le week-end de la Pentecôte en week-end d'ascension. Dimanche en compagnie de Delphine Batho, il a gravi la roche de Solutré, comme le faisait François Mitterrand, et hier lundi le ministre du Redressement productif a respecté une tradition qui lui est chère : l'ascension du Mont Beuvray (Nièvre), dans son fief politique du Morvan, ascension qu'il effectue depuis dix ans le lundi de Pentecôte. L'occasion de défendre son bilan et de rappeler qu'il a bien l'intention de rester à son poste : « Dans une période d’affaissement de l’économie, nous avons enregistré des victoires : je pense à Sanofi, Renault aussi, où il y a des actes de relocalisation. Nous constatons un mouvement de relocalisation industrielle vers le territoire national, alors que tout le monde pensait que la France était dans le déclin. Je crois que le redressement productif est une politique puissante, qui marche et qui a besoin de temps pour s’imposer. C’est pour cela que nous travaillons sur l’an II du redressement ».

« Tiens, tu m’en remets une coulée, s’il te plaît ! »

Au gouvernement, le Made in France est défendu par un homme… made in Saône-et-Loire. C'est plus fort que lui, dès qu'il pose un pied dans son fief, Arnaud Montebourg prend l'accent du terroir : « Salut ! Ça va les gars ? Venez, on va boire le café là… Tiens, tu m’en remets une coulée, s’il te plaît ! ». Casquette, barbe de trois jours, vieux pardessus, le ministre du Redressement productif en fait des tonnes sur ses racines : « Mon grand-père, il a planté des douglas y’a 50 ans, heureusement qu’ils sont coupés ! ».

« J'y suis, j'y reste »

Et cette année il a absolument voulu faire découvrir le Morvan à ses collaborateurs de Bercy : « J’ai amené toute mon équipe en Saône-et-Loire, pour travailler sur l’an II ». Des collaborateurs qui se sont empressés de rentrer à Paris par le dernier TGV dimanche ; du coup ils ont échappé à l'ascension du mont Beuvray sous des trombes d'eau. Arnaud Montebourg, lui, était aux anges : « Nous aimons la pluie du Morvan, parce qu’elle est régulière et généreuse ». Même face aux manifestants contre un projet de scierie dans la région : « Nous les accueillons toujours avec un petit coup de gnôle ». S'enraciner, défendre son territoire, cela vaut aussi pour Bercy, Arnaud Montebourg l'a répété hier : « J'y suis, j'y reste ».

J.V. avec Annabel Roger