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Montebourg : « Ma lettre de démission était prête »

Arnaud Montebourg

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Invité sur RMC et BFMTV, Arnaud Montebourg est revenu sur l’épisode Florange, lorsque sa proposition de nationalisation a été désavouée par Jean-Marc Ayrault. « Mais quand on est désavoué, la question de la démission se pose », reconnaît le ministre du Redressement productif.

Sur RMC et BFMTV, Arnaud Montebourg a souhaité clore ce vendredi le débat autour du site ArcelorMittal de Florange, que le ministre du Redressement productif souhaitait nationaliser avant d’être désavoué par le Premier ministre, qui a finalement décidé d’une autre solution sans l’en avertir. « C’est un moment où un débat a eu lieu, il a été tranché. La question de la nationalisation n’est pas un problème idéologique, mais pragmatique ». Arnaud Montebourg considère donc qu’elle pourrait à nouveau se poser. « Nous avons à imaginer des solutions volontaires. Il y a un certain nombre de choses que nous ne pouvons plus laisser faire. En Allemagne, au Japon, aux Etats-Unis, les Etats ne reculent pas devant la nationalisation temporaire. Elle est rentable. S’il n’y avait pas eu des mesures de nationalisation de grandes entreprises aux Etats-Unis, l’Amérique aurait perdu son industrie automobile, mais il y aurait eu des dégâts considérables ». Quand Jean-Marc Ayrault a décidé de changer de cap, Arnaud Montebourg a donc pensé à la démission, jusqu’à écrire sa lettre de démission. « Tout était prêt ». Il avoue avoir été convaincu de rester par deux personnes, François Hollande et Edouard Martin, le leader CFDT de l’usine ArcelorMittal. « Mais quand on est désavoué, la question se pose ».
Arnaud Montebourg est aussi longuement revenu sur les difficultés de Renault, qui va supprimer 7 500 postes.

Mathias Chaillot avec BFMTV