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Municipales à Cholet: Gilles Bourdouleix devant la justice

Gilles Bourdouleix devant la mairie de Cholet en 2006.

Gilles Bourdouleix devant la mairie de Cholet en 2006. - -

Le député-maire de Cholet avait déclaré l'été dernier que Hitler n'avait "peut-être pas tué assez" de gens du voyage.

Gilles Bourdouleix est jugé jeudi pour "apologie de crime contre l'humanité". En juillet dernier, le député-maire de Cholet avait déclaré: "Comme quoi, Hitler, il n'en a peut-être pas tué assez..." au sujet d'un camp de gens du voyage installé sur sa commune. Enregistrée par un journaliste, la scène s'était déroulée alors que l'élu dialoguait vigoureusement avec les occupants du camp.

Gilles Bourdouleix, joint par BFMTV à l'époque, avait affirmé que ses propos avaient été déformés. "J'ai marmonné quelque chose comme: 'Si c'était Hitler, il les tuerait ici tous'. Sous-entendu, heureusement que je ne suis pas Hitler, ce n'est pas la peine de me comparer à lui!"

Gilles Bourdouleix devrait demander le renvoi de son procès. Cette demande, formulée auprès du président du tribunal correctionnel d'Angers, sera étudiée dès l'ouverture de l'audience jeudi. L'élu argue notamment du fait qu'il aimerait assister à la séance parlementaire prévue au même moment, sur les moins inconfortables bancs de l'Assemblée nationale.

Un habitué des dérapages

Membre fondateur de l'UDI de Jean-Louis Borloo, dont il a été exclu depuis, président du Centre national des indépendants et paysans, Gilles Bourdouleix vient surtout d'annoncer sa candidature aux municipales à Cholet en mars prochain.

Une ville dont il est le premier édile depuis 1995, et un futur scrutin pour lequel il affiche publiquement sa confiance, selon des propos rapportés par Ouest-France.

Mais Gilles Bourdouleix est surtout un habitué des dérapages. En 2010, l'élu faisait face à une plainte de la Ligue des Droits de l'Homme pour "provocation à la haine ou à la violence et à la discrimination raciale à l'encontre des gens du voyage d'une part, et de diffamation raciale d'autre part".

Ou encore en octobre 2012, quand il porte plainte pour "tentative de meurtre" contre X et contre le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, après un différend l'ayant aussi opposé... à des gens du voyage venus s'installer sur sa commune.

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Samuel Auffray