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Bayrou redit son opposition à la primaire à droite

François Bayrou le 15 mai 2014 à Paris.

François Bayrou le 15 mai 2014 à Paris. - Alain Jocard - AFP

En clôture de l'université de rentrée du Modem, François Bayrou a laissé entendre qu'en cas de défaite d'Alain Juppé à la primaire, il pourrait "prendre ses responsabilités". Soit se lancer dans la présidentielle de 2017.

François Bayrou a insisté dimanche sur "la démarche de rassemblement" de son parti en vue de 2017, même s'il a jugé que la primaire à droite était un "aléa", dans son discours de clôture des universités de rentrée du MoDem à Guidel (Morbihan).

"Nous privilégions le rassemblement (...) avec d'autres qui seraient suffisamment proches pour que nous puissions bâtir avec eux une action cohérente", a-t-il lancé à la fin d'un long discours, sans citer le nom d'Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre qu'il dit, depuis un an, vouloir "aider" dans son entreprise vers la présidentielle. "Si cette chance n'était pas saisie, alors nous prendrions nos responsabilités, parce que nous l'avons toujours fait et nous continuerons à le faire", a ajouté le président du MoDem.

Une nouvelle campagne présidentielle pour Bayrou?

En clair, si Alain Juppé perd la primaire et que Nicolas Sarkozy l'emporte, alors François Bayrou pourrait se lancer une nouvelle fois dans l'aventure d'une candidature à la présidentielle. Très critique envers le mécanisme de sélection de la primaire, le maire de Pau a estimé qu'elle représentait un "aléa, un risque, un hasard". Il a défendu par ailleurs l'idée que "l'échéance de 2017" ne se réduise "pas à la question de l'alternance".

Comme souvent depuis l'automne 2013, le dirigeant centriste a fustigé l'action de François Hollande, pour lequel il avait opté à titre personnel en 2012. Pour François Bayrou, l'actuel président de la République a suscité "une grande déception" et a "une responsabilité" dans "la stagnation" du pays, même si "l'échec vient de loin". "Nous avons un devoir d'opposition", a-t-il fait valoir, se prononçant aussi pour "la suppression" de "la réforme néfaste du collège" en cas d'alternance.