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Mélenchon dénonce le "venin sectaire" de LaREM

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale - Thomas Samson - AFP

Le groupe parlementaire LFI annonce avoir décidé de retirer de l'ordre du jour de jeudi trois de ses propositions vidées de leur substance en commission.

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi le "venin sectaire" de La République en marche (LaREM), indiquant que son groupe avait décidé de retirer de l'ordre du jour de jeudi trois de ses propositions vidées de leur substance en commission.

Sept textes des insoumis devaient initialement être examinés dans l'hémicycle lors d'une "niche" réservée au groupe La France insoumise (LFI), mais au vu du sort réservé à certains en commission, le groupe a pour "seul recours" de retirer trois d'entre eux, a affirmé Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

"Une mésaventure extrêmement blessante"

Il s'agit de propositions en vue de la création d'un pôle public du médicament, d'un texte visant à "parer à la crise alimentaire et agricole" et du texte de François Ruffin visant à "cesser la maltraitance des femmes de ménage".

"Nous venons de vivre une mésaventure extrêmement blessante" avec un groupe majoritaire qui en commission "abroge nos articles de loi, présente les siens et à la fin" ce qui était un document LFI est un texte LaREM avec "cette chose odieuse que ce sont nos signatures qui sont dessus", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, pointant une "méthode cynique".

"Signe de dégénérescence du groupe LaREM"

"Cette manière d'essayer de mystifier tout le monde, de rouler tout le monde, c'est vraiment un signe de dégénérescence du groupe LaREM qui est en train de s'étouffer dans son venin sectaire", a-t-il lancé, en présence des élus LFI responsables des textes retirés.

Deux propositions de résolution restent au menu, sur la relance écologique et la question de la dette, ainsi que deux propositions de loi visant à plafonner les frais bancaires et préciser le champ d'application des arrêtés de catastrophe naturelle.

C.M. avec AFP