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Marion Maréchal-Le Pen, la campagne en électron libre

Marion Maréchal-Le Pen.

Marion Maréchal-Le Pen. - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

En froid avec sa tante, Marion Maréchal-Le Pen prépare davantage les législatives qu'elle ne soutient Marine Le Pen dans sa quête de l'Elysée.

Mais où est passée Marion Maréchal-Le Pen ? Disparue des ondes, la nièce de Marine Le Pen, vexée par cette dernière, est loin d'être omniprésente dans la campagne de sa tante. Elle n'oublie pas, pour autant, de préparer l'après présidentielle, à commencer par les législatives de juin.

En représailles des propos de sa tante sur son inexpérience, qu'elle juge "dégueulasses" en coulisses, la députée du Vaucluse aurait, selon L'Opinion, annulé deux passages à la radio cette semaine, sur RTL et RFI. "Je n'aime pas l'exercice du commentaire politique où l'on vient lancer deux, trois slogans sans pouvoir développer", s'est défendue Marion Maréchal-Le Pen, la semaine dernière dans l'émission Polonium de Paris Première.

Ambition parlementaire

Dans la même émission, elle n'a d'ailleurs pas caché ses ambitions. Marion Maréchal-Le Pen se voit jouer un rôle "dans le groupe parlementaire" du Front national, imagine une nouvelle droite "recomposée" qui regrouperait "les courants de la droite nationale souverainiste".

Un spectre politique qui pourrait dépasser les frontières du Front national dans l'esprit de l'élue, qui salue "la droite française des années 1980, celle du RPR, où il y avait des gens qui défendaient la Nation". Elle qui, en interne, affronte Florian Philippot sur les orientations socio-économiques du Front national, voit sa chance de s'épanouir à l'Assemblée.

Tournée des villes moyennes

Malgré cette diète médiatique, la députée du Vaucluse soigne sa popularité au sein du parti, en tenant une série de réunions publiques sur le terrain. "J'ai choisi de porter la bonne parole sur le terrain", a-t-elle ajouté sur Paris Première, empruntant à un lexique religieux qu'elle affectionne particulièrement.

Marion Maréchal-Le Pen s'est en effet lancée dans une série d'une quinzaine de meetings dans des villes moyennes (Sens, Saint-Jean-le-Blanc, Fougères) jusqu'au 23 avril. Les dernières étapes sont fixées en Savoie, dans les Pyrénées-Atlantiques et dans l’Isère. Elle rejoindra Marine Le Pen à Marseille pour conclure avec elle la campagne présidentielle. 

Louis Nadau