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Marion Maréchal "fait de la politique sans en faire tout en en faisant", ironise Griveaux

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors d'une conférence de presse le 27 avril 2018 à Paris

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux lors d'une conférence de presse le 27 avril 2018 à Paris - Eric FEFERBERG, AFP/Archives

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a estimé que le quinquennat d'Emmanuel Macron serait certainement réussi si aucun membre de la famille Le Pen n'est présent au second tour de l'élection présidentielle de 2022.

Marion Maréchal "fait de la politique sans en faire tout en en faisant", a ironisé ce vendredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, estimant que le quinquennat d'Emmanuel Macron sera réussi si aucun membre de la famille Le Pen n'est au second tour lors de la présidentielle en 2022.

Pas de "parti lepéniste" au second tour de 2022

Interrogé sur Radio Classique pour savoir si Marion Maréchal avait selon lui un avenir politique, il a estimé qu'"elle fait de la politique sans en faire tout en en faisant".

Disant aimer à l'inverse "quand les choses sont claires", il a jugé que "notre pays souffre d'avoir un parti lepéniste qui est présent pour la deuxième fois en quinze ans au deuxième tour de l'élection présidentielle".

"Je les combattrai", a-t-il ajouté. "Peut-être aurons-nous réussi ce quinquennat si au second tour de l'élection présidentielle en 2022 le parti lepéniste, quel que soit le prénom qui est à sa tête, est absent de ce second tour".

Un retour en politique pas exclut

"Ces idées-là nous aurons l'occasion de les combattre, idées contre idées, corpus idéologique contre corpus idéologique", a-t-il encore dit, car "c'est par la pédagogie que nous battrons et combattrons les idées que Marion Maréchal, qu'elle accole Le Pen ou pas, a toujours défendues et que sa famille a toujours défendues depuis plus d'une demi-siècle dans notre pays".

Marion Maréchal, qui a récemment abandonné le patronyme de sa mère, Le Pen, dont elle avait fait un nom d'usage depuis son élection à l'Assemblée nationale en 2012, a indiqué qu'elle allait diriger un établissement de sciences politiques à Lyon à la rentrée, dont les diplômes ne seront toutefois pas reconnus par l'État. L'inauguration de cette école, l'Issep, est prévue ce vendredi matin.

Début juin, l'ancienne députée, qui n'exclut pas de revenir en politique, a affirmé qu'elle ne savait pas si elle allait avoir un "rôle politique" dans "4, 10 ans".

M. F. avec AFP