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Marine Le Pen annonce que des responsables du RN manifesteront le 5 décembre

Marine Le Pen.

Marine Le Pen. - Alberto PIZZOLI / AFP

Dans un entretien accordé à 20 Minutes et publié ce mercredi soir, Marine Le Pen a annoncé que des cadres du Rassemblement national participeraient à la manifestation contre la réforme des retraites le 5 décembre.

Des responsables du Rassemblement national manifesteront lors de la journée de mobilisation du 5 décembre contre la réforme des retraites, a affirmé Marine Le Pen qui, elle, n'ira pas dans la rue en tant que cheffe de parti. "Il y aura sûrement des responsables du RN qui iront" manifester le 5 décembre contre la réforme du gouvernement, qui "sera le hold-up du siècle", a estimé la présidente du Rassemblement national, dans un entretien au quotidien 20 Minutes mis en ligne mercredi soir.

Elle-même ne défilera pas considérant que "ce n'est pas le rôle d'un dirigeant d'un mouvement politique, sauf situation très exceptionnelle". Plusieurs syndicats opposés à la réforme ont appelé à une grève interprofessionnelle le 5 décembre qui s'annonce très suivie, notamment dans les transports. Pour la cheffe du RN, le système des retraites actuel "fonctionne plutôt bien pour peu que le gouvernement crée de l'emploi et mette en oeuvre une politique de natalité, ce qu'il est incapable de faire", alors que la réforme selon elle va "précariser le parcours de fin de vie puisque la retraite par points fera l'objet d'une révision annuelle".

Didier Lallement "discrédité dans sa fonction" 

Marine Le Pen considère que la France n'est "pas une démocratie" à "partir du moment où la volonté du peuple n'est pas exprimée" à l'Assemblée. Si bien que la seule "possibilité (laissée) aux Français pour exprimer leur désaccord", c'est "la rue". "J'ai toujours dit qu'il y avait une aspiration démocratique des gilets jaunes à laquelle aucune réponse n'a été apportée. Le premier parti de France est représenté par 0,2% des parlementaires, donc l'Assemblée n'est pas représentative. Ça pose un problème fondamental. Qu'est-ce qui est laissé comme possibilité aux Français pour exprimer leur désaccord ? La rue. Il n'y a pas d'autres moyens que celui-là", soutient la dirigeante d'extrême droite.

Elle juge par ailleurs qu'une déclaration du préfet de police de Paris Didier Lallement - vu dans une vidéo en train de répondre à une sexagénaire se présentant comme une "gilet jaune" non-violente qu'il n'est "pas dans le même camp" qu'elle - "démontre qu'il considère déjà qu'on est en guerre civile". "C'est une faute majeure de sa part d'avoir utilisé cette expression, et cela le discrédite dans sa fonction", a ajouté Marine Le Pen.

R.V. avec AFP