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Le duel Macron-Le Pen en 2022 jugé "probable" mais pas souhaité par les Français, selon un sondage

Emmanuel Macron et Marine Le Pen - Image d'illustration

Emmanuel Macron et Marine Le Pen - Image d'illustration - PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

70% des sympathisants du Rassemblement national souhaitent toutefois la redite du duel de la présidentielle de 2017.

A un peu moins de trois ans de l'élection présidentielle de 2022, les jeux sont-ils déjà faits dans la course à l'Elysée? Selon un sondage Elabe pour BFMTV datant du début du mois de novembre, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen et Emmanuel Macron étaient au coude-à-coude dans le cadre du premier tour du scrutin, bien loin devant Jean-Luc Mélenchon et un potentiel candidat Les Républicains.

Ce résultat était confirmé quelques jours plus tard par une seconde enquête Ifop, cette fois-ci pour Le Journal du Dimanche, dont les résultats indiquaient que les deux candidats étaient quasiment à égalité dans les intentions de vote. De plus, selon la même enquête, l’écart entre les candidats se resserrerait au second tour.

Esprit de revanche au RN

Si la bipolarisation de la politique française semble ainsi bien réelle, en attestent les résultats de la dernière élection européenne qui avait déjà vu le RN et LaREM truster les deux premières places, elle n’est pourtant pas voulue par les Français. Selon une enquête Ifop pour Le Figaro, si 68% des sondés estiment ce duel probable en 2022, ils sont 72% à ne pas le souhaiter.

Dans le détail des sympathies politiques, les avis varient quant à la tenue d’un tel duel. Pour de nombreuses formations, ce dernier n’est pas souhaitable: ils sont, par exemple, seulement 27% des adhérents LaREM à le vouloir et uniquement 20% des sympathisants LFI et du PS. En revanche, une revanche semble souhaitée par les sympathisants du Rassemblement national, qui sont 70% à vouloir cette nouvelle confrontation.

Le duel gauche-droite caduc

Si la bipolarisation semble bien réelle, ce sondage du Figaro montre également l’évolution du paysage politique. Ainsi, au cours de la Ve République, si la vie électorale était rythmée par une alternance entre la gauche et la droite, ce schéma semble désormais caduc, puisque pour 64% des sondés, ce clivage "ne veut plus dire grand-chose et est dépassé."

A l’inverse, ils sont 27% à y trouver du sens sans qu’il soit "le clivage dominant". Finalement, seuls 9% des Français estiment que cette opposition "continue de jouer un rôle déterminant."

Hugo Septier