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Sondage BFMTV - Emmanuel Macron et Marine Le Pen au coude-à-coude pour la prochaine présidentielle

A mi-mandat, le parcours présidentiel d’Emmanuel Macron déçoit la moitié des Français, selon notre sondage "L'Opinion en direct". Un déboire qui se ressent jusque dans les intentions de vote pour la prochaine élection présidentielle, en 2022.

Deux ans et cinq mois après l’élection d’Emmanuel Macron à la tête du pays, sa cote de popularité continue de s’effriter. Selon le sondage "L’opinion en direct" diffusé ce mercredi par BFMTV, seuls 39% des Français estiment qu’il serait réélu en 2022 s’il se représentait (-1 point par rapport à avril 2018). Une défiance qui bénéficie à son adversaire politique, Marine Le Pen (RN), avec qui il se retrouve au coude-à-coude dans les intentions de vote.

39% des Français estiment qu’il serait réélu en 2022 s’il se représentait.
39% des Français estiment qu’il serait réélu en 2022 s’il se représentait. © Elabe pour BFMTV

Tous deux devancent très largement les autres candidats potentiels comme Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon, Bernard Cazeneuve, Yannick Jadot, François Asselineau et Nicolas Dupont-Aignan.

Ainsi la candidate du RN récolterait entre 29% et 27,5% des intentions des vote, tandis que le candidat En Marche la talonnerait à 29-27% des voix. La polarisation politique entre les deux finalistes de l’élection présidentielle de 2017 continue donc de s’accentuer et de structurer le débat politique.

Polarisation des intentions de vote

Les deux candidats réussissent à conserver leurs électorats du 1er tour de 2017, avec 90-95% de fidèles pour Marine Le Pen et plus de 70-75% pour Emmanuel Macron. Ils augmentent même leurs scores respectifs de 2017 (Emmanuel Macron 24% et Marine Le Pen 21,3%) en attirant chacun une partie de l’électorat de François Fillon réparti à 15-20% pour le RN et entre 30-40% pour LaREM.

La polarisation politique entre les deux finalistes de l’élection présidentielle de 2017 continue donc de s’accentuer
La polarisation politique entre les deux finalistes de l’élection présidentielle de 2017 continue donc de s’accentuer © Elabe pour BFMTV

Loin derrière, Jean-Luc Mélenchon se fait une place avec 12,5-13% des intentions de vote. S’il conserve un potentiel électoral important, celui-ci apparaît cependant largement réduit par rapport à 2017. Il conserve 60% de son électorat de 2017 et attire entre 10 et 15% de l’électorat de Benoît Hamon.

A droite, les candidats testés pour le sondage (François Baroin, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand) pâtissent d’une forte dispersion de l’électorat de François Fillon qui ne se reporte que partiellement vers les personnalités issues des Républicains (40% pour F.Baroin, 35% pour X.Bertrand et 23% pour V.Pécresse). Enfin, les candidatures écologiste et socialiste peinent à émerger, sans doute pénalisés par une notoriété moins forte. Ni l’écologiste Yannick Jadot (7%) ni le socialiste Bernard Cazeneuve (5%) n’émergent.

Echantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées par Internet du 28 au 29 octobre 2019.

Ambre Lepoivre