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Mandon voit en Sarkozy "un Zorro cabossé sur un cheval boiteux"

Le secrétaire d'Etat a critiqué Nicolas Sarkozy, qui n'a pas été "calmé" par sa prise de recul de deux ans.

Le secrétaire d'Etat a critiqué Nicolas Sarkozy, qui n'a pas été "calmé" par sa prise de recul de deux ans. - François Guillot - AFP

Le secrétaire d'Etat Thierry Mandon a critiqué ce dimanche Nicolas Sarkozy, qui vient d'être désigné président de l'UMP. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, a quant à lui estimé que son élection était "une mauvaise nouvelle pour la France".

Le secrétaire d'Etat Thierry Mandon (PS) a qualifié dimanche Nicolas Sarkozy, élu la veille président de l'UMP, de "Zorro cabossé sur un cheval boiteux". Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, a pour sa part estimé que cette élection était "une bonne chose pour la gauche".

Pas "le sauveur suprême"

Sur Radio J, Thierry Mandon a parlé d'une "victoire poussive" pour un ancien chef de l'Etat "élu par un peu plus de la moitié des militants" du parti d'opposition.

Ce n'est donc pas "le sauveur suprême que Nicolas Sarkozy prétendait être", mais plutôt "une sorte de Zorro cabossé sur un cheval boiteux". "Les militants UMP ont hésité -et on les comprend- à choisir quelqu'un qui les a menés à la défaite, les a ruinés et devra passer plus de temps avec ses juges qu'avec eux", a insisté le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat. 

"Le recul n'a pas calmé (Nicolas Sarkozy), il est toujours très agressif", selon Thierry Mandon, qui en veut pour preuve "l'épisode totalement discourtois de Bordeaux" et les sifflets contre le maire de cette ville Alain Juppé.

"Mauvais nouvelle pour la France"

Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS, a quant à lui assuré que l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP était "une mauvaise nouvelle pour la France", mais "une bonne nouvelle pour la gauche".

Lors de l'émission le Grand Rendez-vous (Europe 1, i>TELE, Le Monde), le député de Paris a commenté: "Cette élection a une apparence: Nicolas Sarkozy mal élu. Mais une réalité: la division sur fond de radicalisation thatcherienne". "C'est évidemment une mauvaise nouvelle pour la France, vu le programme de Nicolas Sarkozy, mais une bonne nouvelle pour la gauche" car "le temps de tous contre le PS s'achève", selon le député de Paris.

Il a renouvelé son offre formulée la veille de débat avec Nicolas Sarkozy: "Il me semble qu'il est chef de parti, je suis responsable du Parti socialiste et il ne me semblerait pas anormal que nous débattions de l'avenir de la France", notamment parce que "nous allons avoir des élections départementales puis régionales".

M. K. avec AFP