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Macron après sa démission: "Ce projet nous voulons le porter pour 2017"

Emmanuel Macron sur TF1, mardi 30 août 2016.

Emmanuel Macron sur TF1, mardi 30 août 2016. - TF1

Tout juste démissionnaire du ministère de l'Economie, Emmanuel Macron reconnaît avoir "de l'ambition", mais refuse pour l'instant de se déclarer candidat à la présidentielle de 2017. "Je suis de gauche", a aussi précisé le fondateur du mouvement "En marche!".

Il a claqué ce mardi la porte du gouvernement, deux ans après y être entré. Pour être "libre" et "responsable", a martelé Emmanuel Macron sur TF1, après une conférence de presse à Bercy dans l'après-midi où il expliquait vouloir "entamer une nouvelle étape de son combat politique"

La décision de quitter le ministère de l'Economie, poste qu'il occupait depuis deux ans, "est une décision grave", a-t-il dit sur le plateau du 20 heures. "Pour être libre du projet que je veux porter avec d’autres. Pour être responsable de cette nouvelle offre politique", a détaillé celui qui a fondé en avril son propre mouvement politique, En marche!. 

La présidence de la République? "Pas un radio-crochet"

"Libre" pour quoi? Sans dire clairement s'il était candidat, le jeune ministre démissionnaire a reconnu avoir la prochaine élection présidentielle en ligne de mire. "Ce projet nous voulons le porter pour 2017. Je ne suis pas là en train de vous dire que notre pays peut attendre", a-t-il concédé.

Toutefois, à la question de savoir s'il se lançait -sur laquelle le journaliste Gilles Bouleau l'a relancé à plusieurs reprises - Emmanuel Macron a concédé avoir de l'ambition, mais fait valoir que la qu'elle ne se posait pas pour le moment et insisté sur la nécessité de commencer par construire un projet.

"A dessein, j’utilise le nous. Parce que la présidence de la République, ça n’est pas un radio-crochet. C’est l’élection d’un homme, oui. Mais ça doit être avant tout l’élection faite sur une vision, un projet de société, un plan de transformation autour desquels se construit un rassemblement. Si vous n’avez pas posé clairement tout cela, vous ne pouvez pas agir. (...) Il faut construire cette offre", a expliqué Emmanuel Macron. "Ça n’est pas au fond un sujet destinée personnelle", a-t-il ajouté. "J’ai de l’ambition, moi je l’assume totalement. Ce serait hypocrite. Je pense que personne qui vient au 20 heures parler aux Français ne manque d’ambition. J’en ai pour mon pays pour moi, pour celles et ceux qui m’entourent. Mais j’ai une volonté, c’est de porter l’espérance, parce que notre pays en a besoin."

"Je suis de gauche"

Emmanuel Macron, qui a longtemps été un électron libre au gouvernement et s'était affirmé "ni de gauche, ni de droite", a cette fois dit "Pour ma part, je suis de gauche. D'une gauche qui se confronte au réel".

Mais il a expliqué s'adresser aux "progressistes". "La gauche et la droite sont caduques" et "ne construisent plus une vraie possibilité d’action. Le clivage dans notre pays est entre le repli et l’ouverture", a poursuivi Emmanuel Macron. "Je propose à tous les progressistes de travailler ensemble."

V.R.