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Wauquiez suspend sa participation à l'université de rentrée de Sens Commun

Laurent Wauquiez, favori pour la présidence de LR.

Laurent Wauquiez, favori pour la présidence de LR. - Boris Horvat - AFP

Le vice-président LR attend des "clarifications" de la part de Sens Commun sur sa tentation de rapprochement avec Marion Maréchal-Le Pen.

Laurent Wauquiez recule. Le vice-président LR, qui avait prévu de se rendre à l'université de rentrée du mouvement Sens Commun, se voit contraint de mettre sa participation en suspens. En cause, les déclarations du président du mouvement, Christophe Billan, dans la revue L'Incorrect: "Si Marion Maréchal-Le Pen vient demain avec ses idées, rejoindre une plateforme, cela ne me posera aucun problème". 

Des propos gênants pour Laurent Wauquiez. Accusé par certains de ses adversaires de "flirter avec l'extrême droite", le candidat à la présidence LR doit donner des gages à ses soutiens issus d'autres mouvances du parti s'il veut rassembler derrière sa candidature. "Si je suis élu, notre ligne sera claire: il n'y aura aucune alliance avec des élus du Front national", répète-t-il sur RTL. "Ceux qui ne partagent pas cette ligne ne peuvent pas rester chez Les Républicains".

Fasquelle annule lui aussi sa participation

Difficile dans ces circonstances de se rendre à l'université d'été de Sens Commun, malgré le soutien du mouvement à sa candidature pour la présidence LR. "J'attends qu'il y ait clarification des positions [du mouvement]", dit l'intéressé. A la suite de cette déclaration, le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle a lui aussi annoncé mercredi midi qu'il ne participerait pas. 

De son côté, Christian Estrosi a adressé un courrier à ce sujet à Bernard Accoyer, le secrétaire général de LR, dans lequel il demande que soit mis à l'ordre du jour du prochain bureau politique "l'exclusion de ceux qui ont entretenu le doute sur leur positionnement vis-à-vis du Front national lors des dernières élections présidentielles et législatives, et qui continuent d'afficher une collusion malsaine avec ces idées (...)".

Ariane Kujawski