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Sarkozy en examen: "un coup de tonnerre"

Les unes de la presse consacrées à Sarkozy vendredi matin

Les unes de la presse consacrées à Sarkozy vendredi matin - -

REVUE DE PRESSE - La mise en examen de l'ancien président, dans l'affaire Bettencourt, fait évidemment la une de la presse vendredi matin.

"Un coup de tonnerre a retenti hier soir au tribunal de grande instance de Bordeaux", écrit vendredi matin Libération, au lendemain de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, pour abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de l'Oréal Liliane Bettencourt. L'information tombée jeudi soir fait évidemment la une de très nombreux quotidiens pour lesquels cette décision judiciaire qui "fragilise" énormément l'ancien président de la République.

"Un mauvais coup pour la vie politique"

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"L'affaire Bettencourt devait être derrière lui. C'était compter sans la pugnacité sans relâche du juge d'instruction Jean-Michel Gentil", commente ainsi Laurence de Charette dans Le Figaro.

Yann Marec dans le Midi Libre insiste: "C'est un coup de tonnerre". Et "Un mauvais coup pour l'homme mais aussi pour la vie politique de notre pays", ajoute-t-il.

En page intérieur, Le Parisien-Aujourd'hui en France titre "le choc" et voit "un tremblement judiciaire et politique", dans cette décision judiciaire.

"Retour des juges en politique"

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"Cette mise en examen de l'ancien chef d'État constitue un événement considérable dont on ne peut encore embrasser toutes les conséquences", estime pour sa part, Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi.

"La justice a suivi son cours", précise sobrement Raymond Couraud dans l'Alsace. Mais "jamais Nicolas Sarkozy n'aurait pu imaginer pareille conclusion", souligne Yves Harté dans Sud-Ouest.

"Les juges ont-ils compromis l'après, autrement dit un retour en politique", s'interroge Pascal Jalabert (Le Progrès) pour qui c'est tout de même "un frein".

"Une grosse tache dans son CV"

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Cette mise en examen "arrive au mauvais moment" pour l'ancien président, commente Raymond Couraud (L'Alsace). Et d'expliquer : "Face aux divisions de son camp, Nicolas Sarkozy avançait ses pions."

Pour Yann Marec (Midi Libre), c'est: "une grosse tache dans son CV qui d'évidence freine son retour à sa vie normale, la politique."

"Nul doute", reconnaît Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne) avant de conclure et de prévenir: "Nicolas Sarkozy aime les combats. Il aura à coeur de mettre la même force dans cette bataille qui l'attend, judiciaire cette fois."

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Hélène Favier avec AFP