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Réforme du collège: Le Maire et 89 députés UMP et UDI demandent son retrait à Hollande

Bruno Le Maire, le 8 octobre 2014.

Bruno Le Maire, le 8 octobre 2014. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Bruno Le Maire a adressé mercredi une lettre au président de la République, cosignée par 89 députés UMP et UDI, pour demander le retrait du projet de réforme du collège, qui constituerait selon eux "un naufrage pour notre Nation".

L'ancien ministre UMP Bruno Le Maire et 89 députés UMP et UDI demandent le retrait de la réforme du collège dans une lettre au président François Hollande datée du mercredi 6 mai, dont BFMTV a eu copie.

"Naufrage pour notre Nation"

Dans cette lettre, qui qualifie la réforme de "naufrage pour notre Nation", les signataires dénoncent "une majorité de gauche qui propose de couper la langue française de ses racines en réduisant l'enseignement du latin à de simples notions de civilisation". Ils dénoncent aussi le fait "de rendre facultatif l'enseignement des Lumières au collège" et "de fragiliser l'apprentissage de l'allemand en France en supprimant les classes bilangues".

"Avec cette réforme, votre majorité abandonne l'excellence républicaine et choisit le nivellement par le bas", déplorent les signataires.

"L'égalitarisme ne peut pas faire un projet pour notre Nation", poursuivent-ils.

Morin, Balkany et Woerth parmi les signataires

Outre Bruno Le Maire, plusieurs parlementaires importants de la droite et du centre figurent parmi les cosignataires: Hervé Morin, Patrick Balkany, Bernard Debré, Isabelle Le Callennec, Marc Le Fur, Eric Woerth et François Sauvadet.

"Monsieur le président, qui soutient cette réforme? Personne, et surtout pas les enseignants. Qui s'en inquiète? Tout le monde. Vous vous honoreriez donc à tirer les conséquences des inquiétudes profondes que suscite ce projet de réforme du collège en le retirant", concluent-ils.

Le projet de réforme du collège que la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem prévoit de faire appliquer en 2016, qui inquiète certains professeurs, a également été critiqué mercredi par le socialiste Julien Dray. "Il faut reprendre" le texte, a lancé sur RTL le vice-président du Conseil régional d'Île-de-France.

la rédaction avec AFP