BFMTV

Primaire à droite: Les Républicains trouvent un compromis sur le vote des Français à l'étranger

Nicolas Sarkozy lundi 9 novembre lors d'un meeting près d'Angers.

Nicolas Sarkozy lundi 9 novembre lors d'un meeting près d'Angers. - Jean-François Monier - AFP

Un compromis a été trouvé mardi soir au bureau politique des Républicains sur la question du vote des Français de l'étranger à la primaire de la droite de l'automne 2016.

Les Républicains ont évité que la polémique se prolonge. Un "compromis" a été trouvé et voté, mardi soir, par le bureau politique du parti sur la question du vote des Français de l'étranger à la primaire de la droite, qui se déroulera selon les lieux soit par un vote papier, soit par un vote électronique.

Selon des participants, les 85 personnes présentes à ce BP, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ont toutes voté en faveur du compromis. Etaient notamment présents les candidats à la primaire François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton.

Egalité entre les électeurs

La polémique avait été déclenchée lorsque le dernier bureau politique LR avait décidé, sous la présidence de Nicolas Sarkozy et en l'absence de François Fillon, Alain Juppé et NKM, que le vote des Français de l'étranger se ferait par papier comme partout en France, et non électroniquement comme l'avait décidé la Haute Autorité de la primaire. M. Sarkozy avait justifié ce changement en invoquant "une rupture d'égalité" entre les électeurs. Une décision vis-à-vis de laquelle François Fillon et Alain Juppé avaient fortement marqué leur désaccord.

Malgré le compromis trouvé mardi, la tension semblait palpable entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. "Le débat est inutile et l'argument de rupture d'égalité ne tient pas", a lancé Alain Juppé, ajoutant toutefois que "le compromis, comme tout compromis, est parfaitement satisfaisant". Nicolas Sarkozy lui a répondu que "le débat n'est jamais inutile". "Tu n'as pas besoin de t'énerver (...) On a besoin de sang-froid et d'autorité", a ajouté le patron de LR, en défendant l'implication du BP dans l'organisation de la primaire.

A.M avec AFP