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Pour Wauquiez, l'abandon de Notre-Dame-des-Landes signifie que "les zadistes ont gagné"

Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains et président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, était ce mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, à l'approche de la décision très attendue du gouvernement sur le sort du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Laurent Wauquiez attend des précisions sur le financement de l'opération de Notre-Dame-des-Landes, pariant sur "l'évacuation et le renoncement" au projet d'aéroport. Le président du parti Les Républicains demande "que le président de la République et le gouvernement informent clairement les Français, et fassent la transparence sur ce que ça va coûter aux Français".

"Il y a un contrat qui lie l'Etat à Vinci (qui a décroché le marché du chantier de l'aéroport, NDLR) et qui suppose que si on abandonne, comme je crains que ce ne soit le cas, le projet de construction d'un aéroport pour les gens de l'Ouest, il faudra indemniser Vinci", prévient l'élu. "Personne au gouvernement n'a fait la transparence dessus. Les Français ont le droit de savoir. C'est leur argent. Ca se chiffre en dizaines de millions d'euros, si ce n'est pas plus".

"Cette évacuation cache une capitulation"

Laurent Wauquiez rejoint le gouvernement pour juger "l'évacuation évidemment nécessaire", mais "de tout le monde, pas uniquement des plus extrémistes: respect total de l'autorité de l'Etat". Toutefois, juge-t-il encore, "cette évacuation cache une capitulation: si jamais on abandonne le projet de Notre-Dame-des-Landes, la réalité, c'est que les zadistes auront gagné, parce que les gens du secteur ont voté favorablement" à la construction d'un aéroport, dans le cadre d'un référendum local.

"Le président de la République a-t-il une parole?", s'interroge Laurent Wauquiez. "Est-ce que pendant la campagne présidentielle, il a eu une parole d'une clarté totale? Le 6 avril (dans L'Emission politique sur France 2, NDLR), il a dit très clairement: 'il y a eu un vote. Je souhaite que ce vote soit respecté et que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes soit construit'". En définitive, estime-t-il, "nous saurons si sur ce sujet, le président de la République a une parole ou non, et c'est bien aussi que les Français le sachent".

A.L.M.