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Non-lieu général dans l'affaire des pénalités de Sarkozy payées par l'UMP

L'affaire des pénalités de campagne de Nicolas Sarkozy, payées par l'UMP, est désormais close.

La justice a rendu mercredi un non-lieu général dans l'affaire des pénalités de Nicolas Sarkozy payées par l'UMP. En avril dernier, le président des Républicains avait été placé sous le statut de témoin assisté dans cette affaire. L'ancien président de l'UMP Jean-François Copé avait lui été mis en examen pour abus de confiance, tout comme l'ancienne trésorière du parti, Catherine Vautrin.

"Nous avons toujours dit que tout avait été fait dans les règles et dans la transparence, d'ailleurs deux notes judiciaires de Bercy disaient qu'il n'y avait aucun problème pour que notre formation politique puisse régler ces pénalités. C'est beaucoup de bruit pour rien", réagit Sébastien Huygues, porte-parole des Républicains, sur BFMTV.

Sarkozy avait critiqué "le rôle de Fillon" dans l'affaire

Le dossier portait sur le paiement en octobre 2013 par l'UMP de pénalités d'environ 500.000 euros, infligées au candidat Sarkozy après le rejet de ses comptes de la présidentielle 2012. Revenu à la tête du parti, Nicolas Sarkozy avait lui-même remboursé la somme. "C'était une initiative personnelle et on peut lui rendre hommage de l'avoir fait pour apaiser les choses", affirme Sébastien Huygues.

Mais au printemps 2014, les commissaires aux comptes de l'UMP s'étaient ouverts, auprès de la nouvelle direction Fillon-Juppé-Raffarin du parti, de leurs doutes sur la légitimité du remboursement par le mouvement de l'avance et de la pénalité. L'UMP avait alors saisi la justice. 

Devant le juge, Nicolas Sarkozy avait critiqué le "rôle joué dans cette affaire par François Fillon", selon une source proche de l'enquête, et dénoncé une procédure "instrumentalisée dans le but de l'atteindre personnellement".

Malgré ce non-lieu, le patron des Républicains a encore sur sa route quelques écueils judiciaires. Il a été entendu la semaine dernière, sous le régime de l'audition libre, dans l'affaire Bygmalion, un autre dossier sur ses comptes de campagne de 2012.

A. K. avec AFP