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NKM bientôt écartée de la direction des Républicains? "On verra bien", répond-elle

Nicolas Sarkozy et Nathalie Koscusko-Morizet, le 30 mai, lors du congrès des Républicains, à Paris.

Nicolas Sarkozy et Nathalie Koscusko-Morizet, le 30 mai, lors du congrès des Républicains, à Paris. - Stéphane de Sakutin - AFP

La numéro 2 des Républicains, Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'on dit menacée de se faire écarter de la direction du parti par Nicolas Sarkozy, s'est dite "heureuse" d'avoir mené sa mission, la "réforme des statuts".

Les jours de NKM au sein de la direction des Républicains sont-ils comptés? Interrogée, ce lundi matin sur RTL, sur une menace de se voir écarter de la direction du parti, l'intéressée a répondu simplement:"On verra bien!"

"Je ne suis pas responsable de l'organigramme"

Comme RTL demandait à la députée, numéro deux de la défunte UMP, si, comme on a pu le lire dans la presse, elle allait être évincée par Nicolas Sarkozy, qu'elle irriterait, elle a éludé: "Ecoutez, on verra bien!"

"Je ne suis pas en charge de l'organigramme, c'est Nicolas Sarkozy qui est en charge de ça et c'est sûr qu'il y travaillera cette semaine", a-t-elle poursuivi.

Nathalie Kosciusko-Morizet dit avoir été heureuse de mener, comme numéro deux de l'UMP, sa "mission" qui était "la réforme des statuts", avec notamment "la féminisation des instances dirigeantes du parti". 

"Franchement ce n'était pas inscrit dans l'ADN de ma famille politique", a-t-elle souligné. Un exploit donc? "Mais oui!", a-t-elle tranché.

Cette mission "est terminée, il peut y en avoir d'autres", selon l'ex-ministre, qui a également affirmé qu'il fallait "que tout ça se passe dans le respect des uns et des autres, la diversité des opinions".

Quant à savoir si le président du mouvement Les Républicains lui a dit qu'elle l'agaçait, NKM a répondu, sans développer: "Pas récemment..."

"Quand il y a débat sur la légitimité, il faut revenir au vote"

Nathalie Kosciusko-Morizet s'est par ailleurs réjouie de la perspective d'une primaire, "donc des échanges, des débats des sensibilités, un peu de bataille" et "une procédure incontestable pour avoir un candidat de la droite et du centre qui sera fort de cette légitimité-là".

Selon elle, la primaire n'est "pas forcément à la mode dans le parti, on a beaucoup de militants qui sont contre et moi je défends beaucoup le principe de la primaire. Quand il y a débat sur la légitimité, il faut revenir au vote", a-t-elle fait valoir.

Vers une réorganisation interne

Interrogé par RFI sur la future direction, le député et ex-ministre Luc Chatel a commenté: "Il est normal que, compte tenu de l'évolution du mouvement, du changement de nos statuts, avec la volonté donner davantage la parole à nos militants, il y ait une réorganisation interne. Nicolas Sarkozy va consulter à partir de ce matin, il va rencontrer les principaux dirigeants du mouvement et il prendra sa décision dans les prochains jours sur la mise en place de sa nouvelle équipe".

Interrogé sur d'éventuels rapports difficiles entre NKM et le président des Républicains, Luc Chatel, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a, lui aussi, éludé: "Je n'ai pas à me prononcer sur la question, chacun son opinion, chacun son mode de fonctionnement".
A.S. avec AFP