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Les Républicains: l’unité déjà fissurée au lendemain du congrès

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors du congrès des Républicains samedi.

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé lors du congrès des Républicains samedi. - Charly Triballeau - AFP

Après le congrès fondateur des Républicains, le rassemblement, qui se voulait le mot d’ordre se fracture déjà. Alain Juppé en particulier, se démarque et réaffirme ses ambitions face à Nicolas Sarkozy.

Le congrès fondateur des Républicains devait marquer un nouveau départ pour le camp de Nicolas Sarkozy. Mais tourner la page ne sera pas si simple pour le président du nouveau parti.

Les huées contre Alain Juppé et François Fillon auront surtout marqué ce congrès qui voulait pourtant afficher l'unité du parti d'opposition. "Ca ne doit pas être ça, les Républicains", a regretté dimanche Nathalie Kosciusko-Morizet. Alors que le congrès se voulait être une nouvelle ère, la numéro 2 des Républicains voit dans les sifflets "une résurgence de l’ancien parti".

Les attaques "excessives" du discours de Nicolas Sarkozy

Si à la tribune du congrès, le rassemblement était le mot d’ordre des Républicains, dimanche Alain Juppé continue de se démarquer de l’ancien président. Le candidat à la primaire pour l’élection présidentielle de 2017 a regretté les attaques personnelles du discours de Nicolas Sarkozy.

S’en prenant frontalement François Hollande, le chef du parti de droite avait fustigé dans son discours la "terrifiante médiocrité" du président de la République. Alain Juppé qui se définit comme "un homme de droite ouvert et pas sectaire" explique dimanche sur Europe 1 ne pas se reconnaître dans "un certain vocabulaire qui fait un peu trop monter la pression, qui attaque les personnes". L’ancien Premier ministre, commentant les interventions à la tribune du congrès, a dénoncé "la tonalité de certains discours (…) un peu vigoureuse, un peu excessive".

Des primaires de la droite et du centre

Alain Juppé a également posé ses conditions sur les primaires. "Si ce sont des primaires des Républicains, ce sera non. Il faut que ce soit des primaires de la droite et du centre pour l’alternance", a-t-il indiqué. "Nicolas Sarkozy a le parti. Moi, pour l’instant j’ai l’opinion", assure l’ancien Premier ministre.

Si l’électorat du parti semble acquis à Nicolas Sarkozy, les derniers sondages montrent en effet qu’Alain Juppé serait préféré à l’ancien président parmi les sympathisants de droite.

Carole Blanchard