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Nathalie Kosciusko-Morizet: "On cadenasse la primaire à droite"

En modifiant les règles, "on installe la primaire dans une forme de précarité", a expliqué celle qui avait été évincée de la direction de Les Républicains par Nicolas Sarkozy au lendemain des régionales de décembre 2015.

"On cadenasse la primaire à droite", a estimé la députée Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet sur BFMTV et RMC mercredi, regrettant que l'on "change les règles" en cours de route. "Je suis agacée, ce n'est pas acceptable", a jugé l'auteure de Nous avons changé de monde (Albin-Michel). "On installe la primaire dans une forme de précarité", a expliqué celle qui avait été évincée de la direction de Les Républicains par Nicolas Sarkozy au lendemain des régionales de décembre 2015. 

Nathalie Kosciusko-Morizet se dit "agacée" par la décision du bureau politique de son parti qui a voté mardi pour que les parrains des candidats à la primaire pour 2017 signent une charte les engageant à respecter "les valeurs républicaines de la droite et du centre", la même que celle qui sera proposée aux électeurs. NKM y voit un "manque d'ouverture envers les déçus de François Hollande, ceux qui auraient voté à gauche en 2012".

"Ca doit être la primaire de l'alternance, de ceux qui veulent que ça change, a-t-elle précisé. On est en train de la rendre partisane et c'est comme ça que l'on a perdu en 2012".

Selon l'ancienne ministre qui vise l'investiture de son camp en 2017, Nicolas Sarkozy, "mais pas que lui", cherche à l'écarter. A propos du président de sa famille politique, elle déclare aussi que "si (elle) étai(t) mis en examen (elle) ne (s)e présenterai(t) pas". 

S.A.