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Morano sur la montée du FN: "Le drame, c'était l'élection d'Hollande"

Celle qui était il y a encore peu la tête de liste Les Républicains en Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, avant d'être évincée à la suite de ses propos polémiques sur la France "pays de race blanche", est l'invitée de Jean-Jacques Bourdin, ce lundi.

Elle ne s'était plus exprimée depuis la fin octobre, et son meeting polémique à Béziers. Nadine Morano est l'invitée de Jean-Jacques Bourdin, ce lundi matin, pour BFMTV/RMC. Plus d'un mois après avoir été écartée des la liste des Républicains en Meurthe-et-Moselle es-elle toujours membre du parti de Nicolas Sarkozy? "Toujours!", affirme-t-elle dans un premier temps.

Non sans un certain grincement de dents: "On ne ma pas mise dehors, ce qui est assez incohérent."

L'ancienne ministre UMP a ensuite réagi au sondage, dévoilé par nos soins ce dimanche, indiquant que le Front national se montre de plus en plus menaçant pour la liste de droite (Les Républicains, l'UDI, le Modem) menée par Philippe Richert (LR) pour les élections régionales Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL). "Que les socialistes se prennent une gifle, je ne suis pas étonnée, la politique menée dans notre région est une catastrophe, il faut que ça s'arrête", a-t-elle attaqué, dans un premier temps.

Le FN, "le parti du ras-le-bol"

Mais quel regard porte-t-elle sur Florian Philippot, le candidat du FN, qui est désormais donné en tête au premier tour? "Un sondage, c'est une photographie à un instant-t, je ne crois pas que c'est grâce à sa politique, qu'il en est là", rétorque-t-elle? Avant d'ajouter: "Il ne s'est jamais vraiment intéressé à notre région, il fait une campagne régionale."

Pour Nadine Morano, le Front national c'est avant tout "le parti du ras-le-bol". Partage-t-elle, toutefois, le point de vue du Premier ministre, Manuel Valls, qui a déclaré ce week-end que ce serait "un drame si le FN gagnait, une, deux, ou trois régions" lors du prochain scrutin? Non.

"Le vrai drame, c'était l'élection de François Hollande", a-t-elle rétorqué.

Jé. M.