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Maire poignardé à Châteaurenard: "C'est la République qu'on ne respecte plus"

Le maire de Châteaurenard a été blessé par trois coups de couteau.

Le maire de Châteaurenard a été blessé par trois coups de couteau. - -

L'élu a été poignardé lors des commémorations du 11-Novembre. "J'ai senti trois coups qui me tapaient très très fort dans le dos", a raconté l'édile.

Le maire UMP de Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône, Bernard Reynès, agressé à coups de couteau lors des cérémonies du 11 novembre avec un de ses adjoints et une conseillère municipale, a estimé ce mardi que cet événement était un symptôme d'une "République qu'on ne respecte plus".

"C'est la République qu'on ne respecte plus, c'est le statut d'élu qui ne représente plus grand chose pour les gens... Déjà que nous avons le sentiment parfois que ce pays perd ses repères, ce qui s'est passé lundi contribue à créer ce sentiment de perte de repères", a jugé Bernard Reynès sur Europe 1.

Le maire et deux autres membres du conseil municipal ont été agressés à l'arme blanche en pleine cérémonie du 11-Novembre par un homme de 33 ans, interpellé immédiatement après et placé en garde à vue, et dont les motivations ne sont pour l'instant pas apparues clairement.

Un climat "très lourd"

Cette agression est-elle "liée au climat actuel" selon lui ? "Je n'irai pas jusqu'à cette conclusion, mais je ressens un climat qui est très lourd, un climat d'agressivité, une souffrance générale qui se traduit par un climat que je n'ai jamais vu" a estimé l'élu.

"Je sens que les tensions s'exacerbent. Peut-être que dans ce contexte-là, quelques esprits fragiles portés par ce climat délétère passent aux actes...", a-t-il estimé.

Trois coups de couteau

"Je marchais, je suivais la cérémonie. Nous arrivions au cimetière et j'ai senti trois coups qui me tapaient très très fort dans le dos, j'ai entendu des cris. La personne m'a hurlé 'Va te faire...', vous comprenez la suite. Des gens hurlaient car le sang a giclé, et je me suis inquiété car j'ai vu un de mes adjoints par terre, et mon adjointe qui pleurait, qui criait", a-t-il raconté.

Bernard Reynès a pris "trois coups de couteau qui sont rentrés entre 6 et 7 cm chacun (...). Le médecin avait peur que le rein soit perforé, mais heureusement la lame est partie en inclinaison, le rein a été évité".

A.D. avec AFP