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LR: Wauquiez devient président, Woerth secrétaire général

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Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez remplace Nicolas Sarkozy à la présidence du parti Les Républicains. Quant à Eric Woerth, il est renommé au poste de secrétaire général du parti.

Avec son entrée en campagne, lundi, Nicolas Sarkozy a mécaniquement quitté la présidence du parti Les Républicains. Et c'est Laurent Wauquiez qui le remplace, tandis qu'Eric Woerth, lui, devient le nouveau secrétaire général, selon un courrier de Nicolas Sarkozy adressé ce mardi aux adhérents.

"J'ai demandé à Laurent Wauquiez, le vice-président délégué, d'assurer la présidence par intérim des Républicains, et à Eric Woerth d'en être le secrétaire général, conformément aux statuts. Luc Chatel continuera à assurer la présidence du conseil national. Ils ont toute ma confiance pour diriger notre famille politique", écrit Nicolas Sarkozy dans cette lettre.

La configuration évoquée en coulisses

Cette configuration n'est pas une surprise: elle avait été évoquée, en coulisses, depuis plusieurs semaines. Si Laurent Wauquiez se pose en numéro un du parti, l'ex chef de l'Etat semble appeler à une direction collégiale, comme le souhaite Eric Woerth. "Resté à son poste de directeur général des Républicains, Frédéric Péchenard, très proche de Nicolas Sarkozy, pourra y veiller", écrit L'Opinion, qui publie ce courrier dans son intégralité.

Dans ce courrier, Nicolas Sarkozy se satisfait d'avoir fait de son parti, UMP rebaptisé Les Républicains à son arrivée, "la première formation politique de France", "avec plus de 265.000 adhérents". Il se félicite également d'avoir "redressé les comptes" et "permis de trouver les financements nécessaires pour que la primaire de la droite et du centre de novembre puisse se tenir".

Une "unité retrouvée" selon Sarkozy

"Nous avons fait la démonstration d'une unité retrouvée, d'une famille rassemblée reprenant confiance en elle-même", écrit-il dans ce courrier de deux pages. "Nous avons entamé un travail de fond considérable qui nous a permis d'élaborer un projet au service d'une alternance franche et forte", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy avait repris la présidence de l'UMP en automne 2014, un parti alors très affaibli après sa défaite à la présidentielle de 2012, la guerre Fillon/Copé pour la présidence qui a suivi et l'affaire Bygmalion qui avait poussé Jean-François Copé à quitter la présidence précisément. 

C. P. avec AFP